La réponse fut sans appel. C’est niet ! « L’association [qui porte la Maison de la photographie, ndlr] ne peut pas faire face à ses charges fixes importantes, loyers et salaires, a dit en substance Marion Gautier, l’adjointe à la Culture. On n’intervient pas sur le fonctionnement car on n’a pas de garanties sur la pérennité de l’activité ». Comme nous l’écrivions dès mercredi dernier, les élus municipaux sont restés sur une position ferme vis-à-vis de la Maison de la photographie en accordant qu’une subvention de 30 000 euros pour l’organisation des prochaines Transphotographiques. Une décision lourde de conséquence pour l’avenir de la structure dirigée depuis plus de vingt ans par Olivier Spillebout.

Pis ! Le soutien aux Transphotographiques ne s’est fait que du bout des lèvres. Les élus n’ont pas jugé pertinent de prêter le Tri Postal pour la tenue de ce festival car, avec 9000 visiteurs en 2016, la fréquentation prévisionnelle a été considérée insuffisante. La Ville exige par ailleurs des expositions exclusives pour le Tri Postal, ce qui n’est pas le cas avec celle des futures Transphotos actuellement visible à la Maison Européenne de la Photo à Paris. Martine Aubry a proposé le prêt, à titre gracieux, du Palais Rameau. Une option refusée par la Maison de la photo car celle-ci ne dispose pas des moyens nécessaires pour équiper le lieu des cimaises nécessaires.

Ce mardi 10 avril au matin, les élus d’opposition d’Un Autre Lille ont organisé un point presse pour tenter . . .

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