Emmanuel Macron aurait-il mieux fait de se taire ? Vendredi 13 janvier 2016, en déplacement à Noeux-les-Mînes (Pas-de-Calais) dans le cadre de la campagne pour la présidentielle 2017, l'ancien ministre de l'Economie et des Finances se lance dans une description quasi-apocalyptique de la région qui l'accueille:

"Sur cet effondrement [NDLR: celui de l'activité minière et industrielle dans la région], il y a eu des problèmes sanitaires et sociaux. (...) Dans ce bassin minier, les soins se sont moins bien faits, il y a beaucoup de tabagisme et d'alcoolisme, l'espérance de vie s'est réduite, elle est de plusieurs années inférieure à la moyenne nationale."

Les réactions ne se font pas attendre. Premier à dégainer, le Front National crie aussitôt au "mépris de classe", par la voix de Steve Briois. "Avec sa morgue de banquier parisien, Macron insulte toute la population du bassin minier", écrit le maire d'Hénin-Beaumont sur Twitter. Même réseau social et même ton outragé chez Gérald Darmanin, député-maire (Les Républicains) de Tourcoing :

Peu après, le secrétaire général du PCF, Pierre Laurent, y allait lui aussi de sa diatribe:

Benjamin Peyrel
Co-fondateur de Mediacités et rédacteur en chef de son édition nantaise. Avant de me lancer dans cette aventure, j'ai débuté au quotidien La Croix et suis passé par différentes rédactions (L’Humanité, Le Parisien, etc), avant de rejoindre L’Express et d'écumer préfectures et sous-préfectures pendant dix ans. Je m’intéresse notamment aujourd’hui aux montagnes de données que les collectivités comme les citoyens produisent quotidiennement et aux moyens de les utiliser pour faire avancer l'information.