Les Lillois sont de plus en plus nombreux à pédaler : + 42% en un an, selon les comptages de l'association Droit au vélo. En compliquant l'usage de l'automobile, le nouveau plan de circulation les a manifestement encouragés à enfourcher un V'Lille ou leur bicyclette personnelle. La rue Gambetta, le boulevard de la Liberté, la rue Nationale et la rue Solférino n'ont jamais vu autant de cyclistes.

Cette progression est d'autant plus marquante que la petite reine est loin de régner sans partage dans la métropole lilloise. Selon les premiers résultats d'une enquête réalisée en 2016, la part du vélo dans les déplacements stagne autour de 1,5%. Loin de l'objectif de 10% affiché dans le PDU (plan de déplacements urbains) 2010-2020. Lille reste largement distancée par Strasbourg (où 8% des déplacements se font en vélo) et Nantes (5%). Sans parler de ses voisines Anvers (23%) ou Courtrai (24%). En Europe, 58 villes dépassent le seuil de 20%, selon le comparateur européen Epomm.

Or le développement du vélo est devenu une priorité dans une métropole étranglée par la circulation automobile. Ce moyen de locomotion paraît particulièrement adapté pour des trajets inférieurs à 5 kilomètres... qui représentent les trois-quarts des déplacements des habitants de la métropole. « En plus d'être un moyen plus rapide pour se déplacer en ville, le vélo est bon pour la santé, le cœur et la planète », souligne Anne Voituriez, vice-présidente de la MEL en charge du plan de déplacements.
100 km d'aménagements cyclables
La MEL a décidé de changer . . .

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