C’est une bien belle histoire qui commence à l’été 2015. Dans la métropole lilloise, on se félicite : la société Sercogest, « centre de relation client, leader sur le marché de la santé naturelle », a décidé de transférer son siège social du quartier d’affaire francilien de La Défense à Wasquehal. Avec une promesse : la création rapide de 50 postes, au bas mot. Vous n’avez aucun diplôme, aucune expérience ? Aucune importance. « Si vous êtes accrocheur, vous aimez les relations publiques, le contact ou si, tout simplement, vous désirez changer de carrière, un seul geste, Sercogest », claironne Le Wasquehalien en juin 2015. Et le journal municipal de préciser que  « les candidatures directes sont les bienvenues, il suffit de s’adresser au service économique de la ville ».

La commune de Wasquehal aide Sercogest à recruter avec d’autant plus d’enthousiasme que l’entreprise est alors dirigée par Jan Laarman. Simple conseiller municipal sur la liste du maire Stéphanie Ducret, victorieuse aux municipales de 2014, le dynamique chef d’entreprise a été nommé premier adjoint au maire en mai 2015. Une ascension rapide pour ce wasquehalien né dans le quartier du Pharos en 1975, un temps adhérent du minuscule Parti libéral démocrate (PLD), membre du conseil national de l’Union des démocrates et indépendants (UDI), désormais passé du côté des Républicains (LR).
Comme un petit air de famille
Pour Jan Laarman, 2015 est décidément l’année des grands changements. De 2005 à avril 2015, il a dirigé la menuiserie familiale Resinor, basée à Villeneuve d’Ascq. Deux mois plus tard, en juin 2015, on le retrouve directeur général de la société Sercogest, éditrice ou co-éditrice de nombreuses lettres en rapport avec les médecines alternatives. Comment s’est-il retrouvé à la tête de cette société, dont la vitrine grand public est le site Santé Nature Innovation ? Une société qui a réalisé deux millions d’euros de chiffre d’affaires en 2015 - en croissance de plus 198% par rapport à 2014 ? Nous aurions aimé le lui demander. Mais Jan Laarman a fui tout contact, en refusant de donner suite à nos très nombreuses sollicitations. On peut néanmoins hasarder une hypothèse : les liens familiaux.

« Je n’ai jamais vraiment compris quelle était sa profession. Ce qui est sûr c’est qu’il ne s’est jamais présenté comme directeur général de Sercogest », indique une source proche de la municipalité, qui a souhaité garder l’anonymat. « Quand je l’ai rencontré, en 2012 ou 2013, il se présentait comme un simple . . .

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