Eiffage n’en finit pas de traîner le dossier du Grand Stade comme un boulet. Un boulet judiciaire, avec la mise au jour de ses étranges pratiques avec les élus (voyages d’agrément, cadeaux divers…) ; avec la sombre affaire DSK suivie des révélations fracassantes, dans nos colonnes, de David Roquet, ancien patron d’une de ses filiales ; et bien sûr avec le poison du soupçon dans la question centrale des conditions d’attribution du Grand Stade de Lille pour laquelle une instruction est en cours. Mediacités a pu consulter le rapport d’observations définitives de la chambre régionale de la Cour des Comptes (CRC) sur la gestion du stade Pierre Mauroy daté du 1er mars 2017 et qui sera présenté en conseil communautaire ce jeudi 1er juin. Il met en évidence un autre cauchemar : l’opération est un fiasco financier majeur pour le géant du BTP.

Les conclusions des magistrats de la CRC sont éloquentes. Elles pointent tout d’abord un surcoût colossal (+ 132 millions d’euros) du chantier de construction du stade, supportée intégralement à ce jour par le géant du BTP en vertu du partenariat public-privé (PPP) qui a été signé. Soit 45 % de plus que le coût initial (287 millions d’euros), là où les dépassements moyens pour des chantiers analogues sont de + 7,8 %. Cette différence de montant donne lieu à un litige en cours auprès du tribunal administratif. Le bras de fer est féroce, chaque protagoniste se renvoyant la responsabilité de l’ardoise finale.

L’analyse de la CRC laisse entendre qu . . .

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