Gérald Darmanin est un homme très occupé. « Je suis ministre à plein temps et je fais des heures supplémentaires », a-t-il un jour confié à 20 minutes. Personne n’en doutait. Surtout quand on détient, comme lui, le portefeuille stratégique de l’Action et des Comptes publics. Pourtant cet emploi du temps de... ministre ne lui suffit pas. Il revendique le droit - et la capacité - d’exercer, en plus, des mandats locaux. Epinglé par L’Obs à ce sujet à la fin de l’année dernière, il se disait favorable au « cumul des mandats » mais « contre le cumul des indemnités ».

La première partie de cette profession de foi est parfaitement respectée. Pas la seconde, comme nous allons le voir un peu plus bas... Sur le plan du cumul des mandats, la coupe est pleine : près d’an après sa nomination comme ministre, le grand argentier du gouvernement est toujours 1er adjoint au maire de Tourcoing, vice-président de la métropole européenne de Lille (MEL) et conseiller régional des Hauts-de-France... Sans oublier quelques autres casquettes
Des sièges annexes qui restent vides

Avant son entrée en fonction, le ministre de l'Action et des Comptes publics occupait pas moins de 28 sièges au sein d'organismes publics ou privés ou de sociétés en tant que représentant d'une collectivité locale. S'il en a abandonné la plupart, il a tenu à rester président de la Société d'économie mixte Ville Renouvelée, un . . .

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