Le chœur tient le rôle principal dans la nouvelle production de l’opéra de Lyon, War Requiem. Et c’est en chœur que les salariés se sont exprimés ce lundi soir, 9 octobre, à l’occasion de la première représentation de l’œuvre de Benjamin Britten mise en scène par le japonais Yoshi Oida. Avant que débute le spectacle, artistes et techniciens se sont tenus sur scène face au public pendant qu’au micro, en coulisses, une voix masculine lisait un tract intitulé « Intermittents, permanents : mêmes coulisses, mêmes pressions ». « L’assistance les a écoutés avec beaucoup d’attention avant de les applaudir », raconte une spectatrice, abonnée à l’opéra.

Les agents, tous services confondus, ont voulu attirer l’attention sur les négociations en cours depuis juin dernier et portant sur leurs salaires et leurs conditions de travail. Ils dénoncent pêle-mêle la proposition jugée dérisoire d’augmenter en moyenne de 14 centimes brut de l’heure les bas salaires (soit les machinistes, accessoiristes, électriciens, habilleurs et costumiers rémunérés entre 11,37 et 11,98 euros de l’heure), la délocalisation à l’étranger de la fabrication de certains costumes et décors ou encore le manque de moyens humains dans les services techniques pour faire face au nombre de spectacles programmés dans la saison.

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Leur intervention . . .

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Nicolas Barriquand
Cofondateur de Mediacités et rédacteur-en-chef de l'édition lyonnaise. Avant de retrouver les bords du Rhône et de la Saône, j'ai travaillé comme correspondant au Vietnam (pour Libération, le Temps, le Soir) et ai sillonné la France six années durant pour les éditions locales de L'Express.