Plus léger, relooké et débarrassé de son garde-boue couvrant la moitié de la roue arrière. Le 18 juillet prochain, le nouveau Vélo’v fera son apparition dans les rues de Lyon. En une seule nuit, les 4000 bicyclettes rouges et grises actuelles seront remplacées. Autres nouveautés : il sera possible de libérer un vélo sans passer par la borne, simplement en déposant sa carte sur le guidon, ou encore de laisser son deux-roues à proximité quand une station est encombrée. 80 nouvelles stations seront déployées dont la moitié dans les communes environnant Lyon, portant leur nombre à 428. Au passage, l’abonnement annuel grimpera de 25 à 31 euros. Enfin, la moitié de la flotte des vélos en libre-service – 2500 sur 5000 – est promise à un avenir électrique.

Ce qui est moins nouveau, c’est le nom de l’entreprise qui a remporté ce méga-marché de la métropole de Lyon dont le chiffre d'affaires est estimé à 378 millions d’euros : JC Decaux, numéro 1 mondial du mobilier urbain et de l’affichage publicitaire.   

1/ Pourquoi JC Decaux était-il sûr de l’emporter ?
On pourrait tout simplement répondre : parce que JC Decaux était le seul candidat – à sa propre succession – à avoir déposé un dossier définitif à l’appel d’offres. Etonnant ? Pas vraiment… Le Grand Lyon a choisi de renouveler « le modèle Vélo’v » qui lie dans un contrat unique l’exploitation du service de vélos en libre-service contre la mise à disposition de mobilier urbain tels que les abris-bus et la publicité dans l’espace public. Conséquence : exit les entreprises de taille plus modeste ou les structures spécialisées dans un seul domaine, mobilité ou publicité. En France, et même en Europe, peu d’entreprises peuvent prétendre à de tels contrats. Seul l’américain Clear Channel est en mesure de concurrencer JC Decaux. Les deux multinationales se partagent d’ailleurs les marchés publicitaires des plus grandes villes dans le monde.

Pour le nouveau contrat lyonnais, Clear Channel a bien manifesté son intérêt lors de la publication de l’appel d’offres. Mais le groupe n’a finalement jamais déposé de dossier, sans donner d’explication. Contacté à ce . . .

Cet article est réservé à nos abonnés, pour lire les 80% restants de l'article :
Découvrez Mediacités gratuitement pendant 24h !
En renseignant votre e-mail, vous acceptez de recevoir nos newsletters (2 par semaine) et des offres d'abonnement.
Abonnez-vous à partir de 1€ le premier mois.
Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous.