Le 1er juin, François Bayrou annonçait la suppression de la réserve parlementaire au menu  de son projet de loi « rétablissant la confiance dans l’action publique ». Et il en profitait pour dénoncer « la dérive clientéliste » de ce dispositif. L'ancien ministre de la Justice [il a remis sa démission du gouvernement ce 21 juin au matin] n’a pas besoin d’aller chercher très loin des exemples… Mediacités a étudié dans le détail la répartition de l’enveloppe de son collègue ministre de l’Intérieur Gérard Collomb. Résultat, tout indique que celui qui siégeait encore au Sénat il y a quelques semaines a usé de sa réserve parlementaire pour renforcer sa majorité à la Métropole de Lyon.

Sur les trois dernières années (2014, 2015 et 2016), 93% de la manne du sénateur Collomb a profité à des communes dirigées par des maires membres des groupes politiques Synergies-Avenir et Centristes et Indépendants. Deux groupes qui participent à la majorité métropolitaine. Deux groupes surtout qui ont contribué de manière décisive au maintien de Gérard Collomb à la tête du Grand Lyon après les municipales de 2014.

Prenez Charbonnières-les-Bains, commune de l’ouest lyonnais bien ancrée à droite. Les nouveaux tableaux blancs interactifs de l’école municipale ont bénéficié de la générosité du sénateur Collomb. En 2014, trois mois seulement après l’installation de la nouvelle équipe, le maire Gérald Eymard propose à son conseil d’accepter . . .

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