Six mois de prison avec sursis, trois ans d’inéligibilité, 10 000 euros d’amende… La sentence va résonner longtemps dans les mairies communistes du Rhône. Jeudi 6 juillet, les juges du TGI de Lyon n’ont pas épargné le maire (PCF) de Givors, jugé coupable en première instance de prise illégale d’intérêt pour avoir embauché sa sœur au poste de directrice générale des services. Certes, Martial Passi devrait faire appel du jugement, ce qui aurait pour effet de suspendre la peine d’inéligibilité. A long terme, l’affaire met cependant en péril son maintien à la tête de Givors. D’autant qu’il doit aussi faire face à une enquête sur l’utilisation de ses frais de représentation. Une pierre noire dans un jardin rouge déjà fortement affaibli depuis 2014, et un mauvais présage pour le parti communiste, qui ne règne déjà plus que sur deux communes de la Métropole.

« Bientôt on va nous mettre sous verre et les gens viendront nous regarder en nous jetant des cacahuètes », rigole Ahmed, croisé un mercredi matin au marché de Givors. « C’est comme ce fruit, conclut-il en désignant la gigantesque pastèque coincée sous son bras. C’est toujours rouge, mais ça n’a plus le goût ! » Car les villes communistes sont une espèce en voie de disparition dans le Rhône. Marquées par une « vague bleue », les municipales de 2014 ont emporté plusieurs bastions historiques du PCF. Alors que Vaulx-en-Velin tombait . . .

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