De la mairie de Lyon au palais de l’Élysée, le patron Olivier Ginon, proche de Gérard Collomb, grimpe à toute vitesse dans l’entourage d’Emmanuel Macron. La relation du président de la République avec le PDG de GL Events, leader français de l’événementiel cité dans les « Panama Papers », qui ambitionne d’atteindre le milliard d’euros de chiffre d’affaires cette année, n’en finit pas d’intriguer.

Elle a aussi fait tiquer la Commission nationale des comptes de campagnes et des financements politiques (CNCCFP). Selon nos informations issues de la consultation des comptes de campagne du vainqueur de l’élection présidentielle (lire En coulisses), la CNCCFP a relevé les promotions exceptionnelles, parfois « d’un pourcentage anormalement élevé », du champion de l’événementiel, qui a loué au candidat Macron plusieurs de ses salles dont il détient les concessions dans des grandes villes (Paris, Lyon ou encore Clermont-Ferrand).

La note de la CNCCFP vise une facture en particulier, ayant pour objet la location de matériel à l’occasion du meeting du 10 décembre 2016 à la porte de Versailles, qui a subitement été rabotée de plus de 9 000 euros pour passer de 39 490 euros à 29 663 euros. D’autres prestations ont aussi été sabrées à coup de –30%, –50%. Parfois même intégralement. C’est cadeau !

Les . . .

Cet article est réservé à nos abonnés, pour lire les 80% restants de l'article :
Découvrez Mediacités gratuitement pendant 24h !
En renseignant votre e-mail, vous acceptez de recevoir nos newsletters (2 par semaine) et des offres d'abonnement.
Abonnez-vous à partir de 1€ le premier mois.
Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous.