De grands panneaux avec images de synthèse sous un ciel forcément bleu donnent un aperçu du projet. Au numéro 100, route de Paris, dans la bucolique et très chic commune de Charbonnières-les-Bains (3e plus riche du Rhône et parmi les 50 plus riches de France, selon un classement de 2015), le promoteur lyonnais Miprom fait sortir de terre 54 logements et quatre maisons individuelles. S’ajoute un programme de commerces et de bureaux, dont la réhabilitation d’un immeuble existant. Une opération immobilière classique. A première vue.          

« Pour le dire clairement : je soupçonne une magouille », résume le conseiller municipal LR d’opposition Laurent Sauzay. « Magouille » ? Diantre ! Depuis deux ans, le 100, route de Paris, agite à intervalles réguliers les rapports entre les élus de Charbonnières. Le dossier s’est corsé avec une étonnante transaction, à l’adresse mitoyenne, impliquant les mêmes acteurs. Il illustrerait les méthodes du maire (divers droite) Gérald Eymard qui, selon ses détracteurs, « fait des affaires au sein de ses réseaux ». Rembobinons.          

Sur cet axe qui coupe la commune du nord au sud, la ville a acheté en 2003, pour 2,3 millions d’euros, un immeuble de bureaux de 2500 mètres carrés, mis à la location. Avec les années et – surtout – le départ du siège du conseil régional installé jusqu’en 2011 à quelques encablures, le bâtiment . . .

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