C’est l’affaire qui fait parler dans les conseils municipaux de la région, d’Yssingeaux à Tournus, en passant par l’Arbresle et Tarare. Car nombreuses sont les communes à avoir au moins un projet de construction sur leur territoire avec la Semcoda, la Société d’économie mixte de construction du département de l’Ain.

Avec ses 30 968 logements, ses 680 collaborateurs et un chiffre d'affaires de 292 millions d’euros, la Semcoda est la quatrième société d’économie mixte à l’échelle française, et la plus importante hors de l’Ile-de-France. Or depuis quelques mois, elle sent quelque peu la poudre. La faute à un rapport particulièrement salé de la Chambre régionale des comptes (CRC), publié le 6 novembre dernier...

Frais de bouche

Les magistrats pointent l'existence de conflits d'intérêts majeurs à la Semcoda. Essentiellement pour des élus et responsables de l'Ain, fief historique de la société. A commencer par son directeur historique, Gérard Levy, en poste depuis 2001 et parti en retraite en 2017. Lequel se voit reprocher un fonctionnement opaque et centralisé, et des dépenses somptuaires. Gérard Levy dépensait en moyenne près de 10 000 euros par an de frais de bouche. Souvent des repas « pris dans le même restaurant réputé de Bourg-en-Bresse », note la CRC, sans respecter les barèmes de frais fixés par la société.

Des agapes auxquelles étaient conviés des élus locaux ayant confié des marchés à la Semcoda, précisent les magistrats, qui pointent un manquement déontologique des édiles en question. Contacté par Mediacités, Gérard Levy décrète : « Je ne me considère pas comme accusé ». Avant de nous promettre de . . .

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