Vous développez à Lyon un projet de coopérative immobilière. De quoi s’agit-il ?

Baptiste Mylondo : Cette initiative a vocation à mettre dans un pot commun un certain nombre de logements dans lesquels habiteront les coopérateurs. L'objectif est de lutter contre la concentration de richesse et la spéculation immobilière en instaurant une propriété d’usage. Celle-ci se substitue à la logique marchande de propriété. Je précise que l’intitulé « coopérative immobilière » n’est pas figé. Il fera l’objet d’une réflexion collective parmi les personnes qui s’y engagent. Le projet a en tout cas un nom provisoire : "Maintenant".

Concrètement, comment ça marche ?

On s’oriente vers la constitution d’une SCIC (Société coopérative d’intérêt collectif) qui deviendra propriétaire des appartements des futurs coopérateurs. En échange de parts sociales, ceux-ci cèdent la propriété de leur logement à la coopérative mais continuent, s’ils le souhaitent, d’y habiter. S’ils n’ont pas fini de rembourser leur bien immobilier, ils voient a priori leurs mensualités diminuer car la SCIC renégociera les prêts sur 30 ans. On étale l’effort financier. Les propriétaires renoncent à la perspective de spéculer contre la promesse de diminuer le coût de leur logement. J’estime qu’il faut réunir entre 20 et 30 personnes d’horizons divers pour poser les bases et amorcer le mouvement. Rien qu’en sondant dans mon entourage, j’en ai déjà rassemblé une douzaine. Le projet devrait devenir opérationnel dès cette fin d’année ou courant 2018.

Il ne s’adresse donc pas aux locataires…

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