En net recul avec 78 925 voix au second tour contre 82 000 en cumul au premier, l’union de la gauche a échoué. Et la défaite est même « phénoménale », entend‐on dans les rangs des colistiers, qui sont réunis ce soir au bar, le Winger, près de la gare Matabiau.
Après une campagne marquée par les attaques et les mensonges, Jean‐Luc Moudenc a convaincu un nombre important d’électeurs d’empêcher l’arrivée d’une gauche radicale au pouvoir. Son appel à « faire barrage contre le mélenchonisme » a fonctionné. Avec 33 690 voix supplémentaire par rapport au premier tour, il totalise 92 152 voix au second tour, soit 53,87 % des suffrages exprimés.
« Nous allons continuer à travailler dans cet esprit de concorde, de progrès et, puis dans l’ordre, parce qu’il n’y a pas de progrès possible dans le désordre, a‑t‐il affirmé devant ses militants. Nous le ferons dans le respect de l’identité toulousaine, cet esprit toulousain d’humanité, cette volonté de rassembler tous les jours et pas uniquement le soir d’une élection municipale. Ce soir, c’est une équipe qui est élue et cette équipe est plurielle. Et c’est cette équipe‐là qui va se mettre au travail dès demain ».
La gauche revendique une campagne digne
Du côté de l’alliance de gauche, l’espoir de proposer une alternance à la Ville est retombé comme un soufflet. Dès 21 h, les visages ont commencé à se fermer à mesure que les estimations …