Les résultats du 15 mars laissaient présager un second tour à suspense. Il n’aura pas duré longtemps. Depuis l’annonce du ralliement de l’écologiste Stéphane Baly à leur liste, les socialistes avaient pu souffler. Mais cette fois, c’est officiel : ils restent au beffroi. Et arrachent leur… 14e mandat consécutif à Lille, portés par 49,33 % des suffrages. Cette élection n’est néanmoins pas une élection comme les autres. D’abord parce que c’est à un nouveau maire que les Lillois ont décidé d’accorder leur confiance. Après quatre mandats d’Augustin Laurent, cinq de Pierre Mauroy et quatre de Martine Aubry, Arnaud Deslandes ouvre une nouvelle ère.
Mais cette élection semble aussi singulière pour d’autres raisons. Dans les rangs socialistes, la victoire a un goût amer. Le choc de la montée en puissance de La France insoumise n’est pas digéré. Avec 33,70 %, Lahouaria Addouche réussit à améliorer son score de dix points entre le premier et le second tour.
Parmi les militants, c’est aussi la percée historique du parti d’extrême droite dans le bassin minier qui inquiète. Alors, l’heure n’est pas vraiment à la fête au QG du soir, le bar‐restaurant Le Mother. Julien Laurent, désigné chauffeur de salle, a bien du mal à mobiliser les troupes, à encourager les hourras et les embrassades.
« Cette élection a témoigné d’un besoin d’écoute et de considération »
Avant même de proclamer les résultats officiels en mairie, Arnaud Deslandes a choisi de s’exprimer devant ses soutiens. « Je félicite mes adversaires. A l’image …