Faut-il s’inquiéter de ce manque persistant de concurrence ? Alors que sonnait hier, mercredi 11 octobre, à midi, l’heure limite pour le dépôt des candidatures pour l’exploitation des transports publics nantais pour les sept années à venir, les services de Nantes Métropole n’en avaient reçu qu’une seule... On aurait pu imaginer qu’un marché évalué à 100 millions d’euros par an exciterait quelques convoitises. Mais non ! La Semitan, l'actuelle société d’économie mixte locale en charge des transports (détenue à 65 % par Nantes Métropole et à 20 % par Transdev, filiale de la Caisse des dépôts) reste seule en lice. Selon les informations de Mediacités, ni Keolis, filiale de la SNCF, ni la RATP, ses concurrents naturels, n’ont pas pris la peine de déposer un dossier. Comme s’ils n’osaient pas s’attaquer au bastion nantais.

Un manque d’intérêt qui ne date pas d’hier. Déjà, les deux dernières « remises en jeu » de cette délégation de service public, en 2002 et 2008, s’étaient soldées par un tête à tête entre Nantes Métropole et la Semitan. Pis : en dépit de l’appel à la concurrence, lancé en principe à chaque renégociation de contrat tous les six ou sept ans, la Semitan décroche ce marché sans coup férir depuis sa création, en 1979, il y a 38 ans. 38 ans… soit l’âge de Johanna Rolland, l’actuelle maire de Nantes.

Un marché trop fermé pour la concurrence ?

Une absence de concurrence d’autant moins compréhensible que la 6ème ville de France ne représente pas un marché négligeable, loin de là. Lanc . . .

Cet article est réservé à nos abonnés, pour lire la suite de l'article :
Découvrez Mediacités gratuitement pendant 24h !
Abonnez vous à partir de 1€/mois.
Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous.