Faut-il s’inquiéter de ce manque persistant de concurrence ? Alors que sonnait hier, mercredi 11 octobre, à midi, l’heure limite pour le dépôt des candidatures pour l’exploitation des transports publics nantais pour les sept années à venir, les services de Nantes Métropole n’en avaient reçu qu’une seule... On aurait pu imaginer qu’un marché évalué à 100 millions d’euros par an exciterait quelques convoitises. Mais non ! La Semitan, l'actuelle société d’économie mixte locale en charge des transports (détenueà 65 % par Nantes Métropole et à 20 % par Transdev, filiale de la Caisse des dépôts) reste seule en lice. Selon les informations de Mediacités, ni Keolis, filiale de la SNCF, ni la RATP, ses concurrents naturels, n’ont pas pris la peine de déposer un dossier. Comme s’ils n’osaient pas s’attaquer au bastion nantais.

Un manque d’intérêt qui ne date pas d’hier. Déjà, les deux dernières « remises en jeu » de cette délégation de service public, en 2002 et 2008, s’étaient soldées par un . . .

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Hubert Heulot
Hubert Heulot, journaliste, à Nantes depuis une vingtaine d’années après dix ans passés au Canada. Spécialisé dans le social, les transports publics et la mobilité. Ancien de Ouest-France, correspondant, un temps, pour La Tribune, La Croix ayant travaillé ensuite pour la presse professionnelle plutôt dans les relations sociales en entreprise et les syndicats. A aussi voyagé pour la presse touristique. « Investiguer pour Médiacités me donne le sentiment d’être encore plus utile par mon métier ! Et que ça ne fait toujours que commencer ! »