L’analyse de Mediacités

Mis à jour le 30/09/2020
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Il s'agit d'un pôle d'innovation et de recherche composé de trois complexes (l'Espace Clément Ader; le B612 et la Maison de la formation Jacqueline Auriol). La métropole a engagé 80 millions d’euros, Oppidéa est chargé de la mise en oeuvre. Il doit être livré dans son ensemble au printemps 2021.

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Ouvrir les espaces verts aux événements culturels

Mairie Culture
Promesse tenue
Mis à jour le : 12/03/2026
Ouvrir nos espaces verts aux manifestations culturelles et à l’art contemporain.

C’était déjà le cas avant 2020. De nombreux événements culturels se déroulent en plein air à Toulouse, à commencer par le célèbre festival de musiques du monde Rio Loco, qui se tient en juin sur la prairie des Filtres et entièrement financé par la mairie. Sans compter les Siestes électroniques, Tangopostale, le Festival de Toulouse.

Côté art contemporain, la mairie a acquis ces dernières années de nombreuses fresques et oeuvres plastiques pour l’espace public, comme les oeuvres d’art en 3D installées dans des rues très passantes du centre-ville en 2023. Depuis novembre 2025, et dans le cadre du réaménagement du cœur de quartier Guilheméry, le “Quintet perché” est installé dans les arbres de la place Marius Pinel. Cet ensemble de cinq sculptures en grillage de l'artiste plasticienne Michèle Nadal est une métaphore musicale de l’espace public.

Les Toulousains connaissent également les statues en résine rouge de l’artiste James Colomina, qui se sont installées progressivement depuis 2017 dans l’espace public, à commencer par le petit garçon rouge au bonnet d'âne, qui trône à l'intérieur du dégueuloir du Pont Neuf. Puis le passager s’est installé sur un toit de la place Belfort, la petite fille au cerf-volant sur le toit de l'École Nationale d'Aviation Civile, l’enfant sur le toit dans la rue Denis Papin, près de Saint-Aubin, l’enfant à la fleur rue Montardy, tout près du Capitole, le voyageur et sa valisette, sur le toit d’un immeuble rue Périole, et l’homme à la tête de pomme, en bas des allées Jean Jaurès. Une nouvelle oeuvre, en quatre morceaux, va s'installer en juillet 2026 sur l’esplanade des Français d’Afrique du Nord, en plein cœur de Toulouse, façonnée par l’artiste français David David.

 

Développer les résidences d’artistes en milieu scolaire

Mairie Culture
Promesse en partie appliquée
Mis à jour le : 12/03/2026
Développer les résidences d’artistes en milieu scolaire, écoles maternelles et élémentaires, pour éveiller le sens artistique de tous nos enfants. Les Cités des Arts plastiques, de la Danse, et de la Musique, seront également autant de lieux spécialement pensés pour la découverte artistique des enfants, dès le plus jeune âge.

La mairie de Toulouse a mis sur pied plusieurs dispositifs d’éducation artistique et culturelle (EAC) conçus pour les publics scolaires, pour “ouvrir tous les arts à la jeunesse, et permettre aux enfants de grandir curieux à Toulouse”. Selon la collectivité, l'offre déployée à l'échelle de la collectivité aurait touché 64 000 élèves en 2023-2024, dont 52 000 du premier degré (hors dispositifs portés par la direction développement et coopération culturelle, par le Conservatoire ou l'Orchestre du Capitole - Playmusic, Démos, Opéra bus).

Depuis 2019, elle promeut notamment des résidences artistiques en maternelle, afin que les enfants puissent se familiariser dès 3 ans avec la création, en partenariat avec la Direction Régionale des Affaires Culturelles Occitanie (DRAC) et la Direction des Services Départementaux de l’Éducation Nationale (DSDEN31). Des compagnies artistiques s’installent dans un établissement scolaire (en réseau éducation prioritaire) et s’engagent sur une initiation et une ou plusieurs réalisations avec les élèves. Le dispositif a été construit en lien avec les Cités éducatives du Grand Mirail et se déploie chaque année sur les quartiers du Nord et du Grand Mirail, cette année à Daniel Faucher et Olympe de Gouges.

Les enfants des écoles élémentaires bénéficient d’autres dispositifs. Le Passeport pour l’Art, créé en 2009 sous la municipalité du socialiste Pierre Cohen, leur propose par exemple des parcours d’initiation gratuits avec le concours des musées, des salles de spectacles, des festivals, des compagnies d’artistes, avec l’appui de la préfecture de la Haute-Garonne et de l’Éducation Nationale. Entièrement gratuits pour les écoles et les familles, ils touchent près de 12 000 élèves toulousains sur l'année scolaire 2025-2026, pour un budget de 268 000 euros.

Par ailleurs, entre 800 et 1 000 élèves auraient cette année expérimenté les résidences scolaires, dans le cadre de l'expérimentation culturelle et ville créative Unesco : avec Cirk Oblique à Cépière Beauregard (150 enfants), avec Playtime à Malepère (300 enfants), à Bagatelle avec la compagnie de cirque Baro d'Evel. Un appel à projets est en cours pour une résidence autour de la promotion de l'occitan. 

En 2022, le Micro-Folie, un musée numérique gratuit a été créé au sein du centre culturel Ernest Renan pour faire découvrir gratuitement aux plus de sept ans des oeuvres dans les domaines des beaux-arts, de l’architecture, de l’opéra, des ballets, et de la culture scientifique. Il se déplace aussi dans les centres sociaux et centres culturels. 816 enfants en bénéficient cette année, selon la mairie.

Sans compter un projet de comédie musicale en lien avec le Conservatoire de Toulouse (100 enfants). Enfin, 16 classes participent chaque année à Play Music avec le Conservatoire, pour un apprentissage collectif hebdomadaire d'un instrument de musique.

Si certains lieux culturels de Toulouse et de la métropole, accueillent les scolaires pour faire découvrir leur univers artistique (comme la Grainerie pour le cirque), ce n'est pas encore le cas des cités des Arts plastiques, de la Danse, et de la Musique, pour une simple raison : aucun des trois n’a vu le jour sur le mandat

Améliorer la mise en valeur lumineuse du patrimoine

Mairie Culture
Promesse en partie appliquée
Mis à jour le : 12/03/2026
Magnifier notre patrimoine par l’éclairage en poursuivant le plan de mise en lumière mise en place durant ce mandat.

En 2015, lors du premier mandat de Jean-Luc Moudenc, a été lancé un “plan lumière” sur quatre ans, “pour rendre la ville plus belle mais aussi plus sûre”. Cette démarche avait pour objectif principal d'obtenir la labellisation de l’Unesco.

Première à bénéficier de ce plan, la place Saint Étienne, avec la cathédrale et son jardin attenant. La cathédrale fait alors partie des “quelques monuments toulousains éclairés la nuit, toute l'année, jusqu'à deux heures du matin”.  Selon un quotidien régional, il était aussi prévu d’éclairer, la nuit, la piste cyclable du Canal du Midi, entre Toulouse et Ramonville. L’éclairage des piles du Pont Neuf devait être revu en 2016, et l’arc Garonne (pont Neuf, hôtel Dieu, quai Viguerie, Daurade, Saint-Pierre), bénéficier de nouvelles illuminations. Les grands boulevards et plusieurs rues du centre-ville, eux aussi, étaient concernés.

En novembre 2017, la mairie se targue d’avoir mis en valeur 40 sites patrimoniaux en trois ans, dont ceux cités plus hauts, plus le couvent des Jacobins, le monument des Combattants de la Haute-Garonne, la place Dupuy ou encore la rue Alsace-Lorraine. La basilique Saint-Sernin et la médiathèque José Cabanis devaient l’être prochainement.

“En deux ans, 80% du plan lumière a été réalisé donnant une véritable identité nocturne à la ville. Parallèlement à cette démarche de mise en valeur de son patrimoine, la mairie de Toulouse a réduit de 18%, depuis trois ans, la consommation annuelle d'électricité de son parc d'éclairage public” soulignait la mairie dans un publication Facebook. Pour ce faire, elle affichait d'avoir obtenu une nouvelle tarification auprès d’EDF, ou encore remplacé des appareils obsolètes. La Place Wilson aurait, elle aussi, bénéficié d'un nouvel éclairage en 2018, puis la place du Capitole en 2019, grâce à 260 appareils Led destinés à "sublimer les détails architecturaux".

Interrogée concernant ses réalisations depuis 2020, la mairie de Toulouse assure que "la démarche de valorisation par l’éclairage public du patrimoine a été poursuivie tout au long de ce mandat. Les sites de la basilique Saint Sernin, le dôme de la Grave, les colonnes de mémoire installées en sont les exemples les plus marquants". Mais la collectivité a choisi " de ne pas renforcer l’éclairage de certains sites pour s’inscrire dans les règles qui ont évolué pour protéger la faune et la biodiversité". Un grand-écart entre des nécessités patrimoniales et écologiques, difficile à arbitrer...

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