Lutte contre la vacance des logements – 2000 mobilisables sur 7000 vacants
Promesse en partie appliquée
Promesse de Martine Aubry
Liste majoritaire à la mairie de Lille
Parti socialiste (PS)
Liste majoritaire à la mairie de Lille
Parti socialiste (PS)
L’analyse de Mediacités
Mis à jour le 29/01/2026
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La maire de Lille, elle, avançait vouloir en requalifier 2 000 sur 7 000. Un objectif réduit car s'appuyant sur le chiffre des logements effectivement mobilisables, le reste concerne selon la Ville "la rotation normale des habitants dans le parc de logement (vacance de friction : déménagements, travaux) et ne restent pas vacants longtemps. Ils n'ont pas vocation à faire l'objet d'une mobilisation par les collectivités". Les 2000 logements visés par Martine Aubry concernaient alors des logements vacants depuis au moins deux ans.
Pour réussir ce défi, la Ville a pu compter sur l’appui de la Métropole européenne de Lille qui a présenté en 2021 un dispositif innovant contre la vacance. Mais celui-ci ne visait que 1 600 logements à remettre sur le marché de l’ensemble de la métropole... et sur une période de 12 ans.
Lors du conseil municipal du 12 décembre 2025, l'un des derniers du mandat, Anissa Baderi, adjointe au maire en charge du logement a fait un point sur la situation. "Pour rappel, le [Plan local de l'habitat 2022-2028] relève 2900 logements vacants", a-t-elle précisé, ajoutant que "la Ville de Lille dispose d'une concession logements vacants dégradés avec La Fabrique des quartiers qui lui permet d'agir".
Aujourd'hui, 638 logements ont été remis sur le marché, a ajouté l'élue. L'action de la Ville s'articule autour de différents dispositifs : procédures d'abandon manifeste, service communal d'hygiène et de sécurité qui réalise des visites et produit des arrêtés d'insalubrité.
Avec 638 logements remis sur le marché, nous considérons cette promesse comme en partie appliquée. Un bilan trop faible, au regard des oppositions, qui proposent quasiment toutes dans leur programme pour 2026 d'agir davantage à cet égard, alors que "des logements sont vacants depuis plusieurs dizaines d'années", critique par exemple l'équipe de Violette Spillebout.