De la tempête de Bangui au répit lillois, le périple semé d’embûches de trois femmes centrafricaines

Elles s’appellent Marie-Jeannette, Lumière et Aline Fleur Mamadou. Une mère et deux de ses filles qui ont fui leur pays, la Centrafrique, en pleine guerre civile. Au terme d’un parcours périlleux, elles ont fini par atterrir dans la capitale des Flandres. Un récit que la famille a accepté de livrer à Mediacités.

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Aline Fleur (à gauche), Lumière (au centre) et leur mère Marie-Jeannette ont été éloignées de longues années avant de se retrouver sous le même toit à Lille en 2020. Photo : M.R

« J’ai essayé de créer une ambiance de Noël ! », s’exclame Aline Fleur Mamadou, étudiante de 23 ans, en dévoilant fièrement les boules et les guirlandes qu’elle a minutieusement installées sur un sapin fièrement dressé dans l’entrée de l’appartement. Le vert de l’arbre en plastique forme un étrange contraste avec le blanc de murs presque vierges de décoration. Seules les habillent une petite croix en bois peinte d’un Jésus aux couleurs vives et une carte des départements français. Nous sommes à Villeneuve d’Ascq, aux abords de l’université de Lille. « Dans ce quartier, toutes les résidences se ressemblent », souffle la jeune femme avec regret.

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Publié le

Temps de lecture : 11 minutes

Par Marion Rivet