15 janvier 2020, 15 janvier 2026 : « On s’était dit rendez‐vous dans six ans, même jour, même heure, mêmes pommes (ou presque). » Ce jeudi 15 janvier au soir, Cédric Van Styvendael aurait pu fredonner la célèbre ritournelle de Patrick Bruel. Six ans, jour pour jour, après la réunion publique qui avait marqué le lancement de sa campagne victorieuse lors des précédentes municipales, le maire socialiste de Villeurbanne, candidat à un nouveau mandat, a donné le « la » de sa tournée 2026 lors d’un « grand meeting » organisé deux mois, là encore jour pour jour, avant le premier tour.
A Villeurbanne, jusqu’à la désignation surprise, cette semaine, de la conseillère régionale Sophie Cruz (par ailleurs épouse de Christophe Guilloteau, président du département du Rhône) pour jouer la partition des Républicains (LR), l’affiche du scrutin était exclusivement masculine. Face au sortant, se présentent son adjoint insoumis Mathieu Garabedian, son prédécesseur Jean‐Paul Bret et, pour le Rassemblement national (RN), Gérald Canon. Sans compter l’ex-lointain-député Marc Fraysse, jusqu’à présent annoncé pour la droite mais lâché, donc, par LR.
Les électrices et électeurs villeurbannais bisseront‐ils l’ode à l’union de la gauche, chère au chef d’orchestre « CVS » ? Depuis 2020, le refrain souffre de sérieux bémols comme l’a illustré le rassemblement de jeudi… Mediacités vous raconte ce récital et le décrypte en filant la métaphore musicale, comme