Radis, petit beurre et muscadet… La Loire-Atlantique agricole vue du ciel

[3/6] Pendant tout l'été, Mediacités brosse le portrait du département de Loire-Atlantique, à base d'images d'archive et de photos satellites. Des grandes zones maraîchères au vignoble du Muscadet, du MIN de Nantes à l'usine LU de La Haye-Fouassière, découvrez cette semaine comment l'agriculture et l'industrie agroalimentaire structurent le territoire.

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Si la saliculture de Guérande a échappé à la disparition et les marais salants à la bétonisation, ils constituent néanmoins une exception dans le paysage de Loire-Atlantique (lire le deuxième épisode de notre série). Car sous l’effet de la pression démographique et foncière, l’urbanisation continue année après année de grignoter les terres agricoles du département.

Entre 2009 et 2018, plus de 5600 hectares d'espaces naturels, agricoles ou forestiers ont été ensevelis sous le béton des lotissements et des zones d’activités ou le bitume des routes. Sur 95 000 hectares désormais artificialisés (14% de la superficie du département), plus des deux tiers l’ont été lors des sept dernières décennies, estimait l’ancien président (PS) du département, Philippe Grosvalet, dans un colloque consacré à la question, fin 2020. Mais les prises de positions unanimes sur la lutte nécessaire contre l’étalement urbain ne se traduisent pas entièrement en acte, comme Mediacités l’avait démontré dans une enquête parue en septembre 2020.

C’est particulièrement le cas dans la couronne nantaise, où l’attractivité de la métropole produit inexorablement ses effets malgré les règlements d’urbanisme. Entre 2009 et 2018, plus de 3,3% de la surface communale de Sainte-Luce-sur-Loire et Thouaré-sur-Loire a, par exemple, été artificialisé. Vu du ciel, le phénomène est frappant, comme le montrent les photos ci-dessous.

Malgré cette menace, la Loire-Atlantique demeure un département agricole, le treizième de France pour son chiffre d’affaire, le deuxième, derrière le Gers, pour la surface exploitée en . . .

En août, profitez de 15 jours pour lire cet article et tous les autres !


Benjamin Peyrel
Co-fondateur de Mediacités et rédacteur en chef de son édition nantaise. Avant de me lancer dans cette aventure, j'ai débuté au quotidien La Croix et suis passé par différentes rédactions avant de rejoindre L’Express et d'écumer préfectures et sous-préfectures pendant dix ans. Je m’intéresse notamment aujourd’hui aux montagnes de données que les collectivités comme les citoyens produisent quotidiennement et aux moyens de les utiliser pour faire avancer le débat public.
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