Bidule_carre_512px

Pollution : quel air respirent nos enfants ?  

Attention, carte anxiogène ! Enfin, tout dépend de l’endroit où sont scolarisés vos enfants (et si vous avez des mômes). Sur la base des données d’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, Greenpeace a mis en ligne une carte interactive intitulée « Votre enfant respire-t-il un air trop pollué ? » [nous la reproduisons ci-dessous avec l'accord de Greenpeace]. 462 écoles et crèches de Lyon et des communes alentours sont recensées et la quantité de dioxyde d'azote qui rentre dans les narines des bambins est renseignée - du jaune au rouge cramoisi.

Sans surprise, les "warnings" clignotent pour les établissements proches de l’échangeur de Perrache, comme les écoles maternelle et primaire de la rue de Condé ou l’école privée Chevreul-Sainte-Croix. L’air y est jugé « inacceptable et illégal ! ». D’une manière générale, plus on s’éloigne du cœur de la métropole, moins les enfants respirent de pollution, exception faite des écoles situées en bordure d’un grand axe, comme, Simone-Veil, à proximité de la rue Léon Blum à Villeurbanne.

Selon Greenpeace, 53% des écoles et crèches passées en revue sont « concernées par des niveaux illégaux de pollution au dioxyde d’azote ». L'ONG en profite pour rappeler son opposition à « l’Anneau des Sciences », le projet de périphérique Ouest.  


Bidule_carre_512px

La leçon d’Antiquité de Gérard Collomb 

AnabaseLe mot est l’une des « perles » lâchées par Gérard Collomb dans l’interview de quatre pages qu’il a accordée au Point la semaine dernière. « Je n’ai jamais peur de mener des combats, sinon j’aurais continué dans la littérature, comme lorsque j’étais jeune homme et que je rêvais d’écrire des textes aussi beaux que ceux de Saint-John Perse, tel "Anabase" », réplique l’ancien agrégé de lettres classiques quand le magazine l’interroge sur la « peur du mandat de trop ». La référence est loin d’être anodine. Elle peut s’entendre comme un message subliminal adressé à son félon de successeur David Kimelfeld, qui refuse de lui rendre « sa » Métropole. Car l’Anabase, c’est aussi une mythologique expédition contée par le philosophe de la Grèce antique Xénophon. Elle met en scène Cyrus le Jeune qui lève une armée de 10 000 mercenaires pour renverser du trône de Perse le roi Artaxerxès II. Mais l’ancien résiste au cadet, obligé de battre en retraite. A bon entendeur…

Le reste de l’interview est à l’avenant. Papy flingue. Son ex-dauphin David Kimelfeld est-il un fils prodigue ? « Un fils, sans doute. Prodigue, je ne sais pas (…) J’ai eu beaucoup de peine à le faire élire. » Papy menace. Les critiques contre son épouse Caroline Collomb, référente LREM ? Ceux qui l’attaquent « craignent de le faire, car ils savent qu’il peut y avoir de la riposte ». Papy l’avait bien dit. Les gilets jaunes ? « Bien avant, j’avais alerté. » « Je fais de la politique depuis quarante ans », rappelle le maire de Lyon qui fêtera cette année ses 72 ans. Artaxerxès II, lui aussi, battit des records de longévité à la tête de Persepolis. Son règne s’acheva dans le chaos, terni par une violente guerre de succession.


Bidule_carre_512px

David Kimelfeld : ils partirent 300… 

Il n’était pas 10 000, mais 300. Cyrus le Jeune… pardon, David Kimelfeld réunissait ce samedi 6 avril ses soutiens au théâtre Comédie Odéon, sur la presqu’île. Un véritable lancement de campagne pour le président du Grand Lyon qui compte conserver son poste à l’issue des premières élections métropolitaines au suffrage direct en 2020. N’en déplaise à Gérard Collomb…

Sur scène, le candidat a fait entendre sa petite musique, celle d’une collectivité qui rayonne mais qui doit être attentive aux plus fragiles. « Nous devons nous interroger sur les conséquences de notre attractivité. La métropole concentre les richesses et les emplois, mais elle peut être source de difficultés pour certains », a-t-il dit, selon les propos rapportés par le site de Lyon Capitale. Un « en même temps » qui lui permet de marquer sa différence avec son ex-mentor : « Mon prédécesseur s’est beaucoup occupé de Lyon et de la métropole. Maintenant, je veux m’occuper des habitants. »

Dans la salle, les députés "kimistes" Jean-Louis Touraine, Anne Brugnera et Thomas Rudigoz, la chef d’entreprise Patricia Gros-Micol, élue de la CCI et présidente de l’association de campagne « Nous sommes la Métropole » créée le 5 février, ou encore Jimmy Brumant, ex-référent départemental des Jeunes avec Macron qui a bruyamment claqué la porte il y a quelques semaines. Une démonstration de force et une manière de répondre à « la main tendue » de Gérard Collomb [lire L’Œil de la semaine dernière].      


 Les cartes postales de Nathalie Perrin-GilbertBidule_carre_512px

Pendant ce temps-là, la candidate à l’hôtel de ville de Lyon Nathalie Perrin-Gilbert (Gram, soutenue par la France insoumise) se promène. Elle était la semaine dernière à Dunkerque, d’où elle a posté une petite vidéo sur les réseaux sociaux au sujet de la gratuité dans les transports en commun. La communauté urbaine de la sous-préfecture du Nord est l’une des agglomérations pionnières en la matière, avec ses bus gratuits sept jours sur sept depuis septembre 2018 [Mediacités Lille s’était penché sur cette initiative – (re)lire aussi notre dossier sur la question de la gratuité dans les transports en commun].

Le 2 avril, c’est depuis Bruxelles que la maire du 1er arrondissement donnait de ses nouvelles. Elle participait à une conférence sur « Comment construire un réseau municipal européen », avec notamment plusieurs représentants du mouvement espagnol Podemos. Pour Nathalie Perrin-Gilbert, la conquête de Lyon passe aussi par d’autres latitudes.


Bidule_carre_512px

Post-scriptum : le procès Preynat (encore) reporté ? 

« Y aura-t-il un procès Preynat en 2019 ? », s’interrogeait, jeudi dernier, France 3 Auvergne Rhône-Alpes. Frédéric Doyez, l’avocat du prêtre poursuivi pour de multiples agressions sexuelles sur mineurs, réclame un complément d’expertise psychiatrique avant que son client passe devant la justice. A la toute fin de l’instruction, Bernard Preynat a affirmé avoir été lui-même victime d’agressions sexuelles dans sa jeunesse de la part d’un enseignant. La demande, plaidée devant la chambre d’instruction de la Cour d’appel de Lyon, pourrait aboutir à un nouveau report de son procès, annoncé jusqu’alors pour la fin de l’année. C’est l’objectif officieux de la défense, dénonce-t-on du côté de la partie civile. Après la tentative d’empêcher la sortie du film de François Ozon Grâce à Dieu, les conseils du curé auront fait preuve d’une certaine opiniâtreté…