Université de Nantes : ultimatum d'un mois pour Centrale
La tension monte d’un ou deux crans autour de Nantes Université, l’établissement expérimental qui devait naître le 1er janvier prochain avant d'être remis en cause par le vote négatif du Conseil d'administration de Centrale Nantes, le 9 octobre dernier. Brisant un silence public de deux semaines, passées en réunions de crise, le président de l’Université de Nantes s’est expliqué face à la presse mardi 22 octobre. « Aujourd’hui les discussions avec l’École Centrale sont rompues », a prévenu d’entrée un Olivier Laboux. Amer, il a regretté à plusieurs reprises « la méconnaissance du projet chez les administrateurs de Centrale » et s'est dit stupéfait de « la défaillance » d’Arnaud Poitou, le directeur de l’école d’ingénieurs n’ayant, selon lui, « pas assez soutenu le projet ».

https://www.mediacites.fr/decryptage/nantes/2019/10/17/apres-le-crash-du-projet-i-site-quel-avenir-pour-luniversite-de-nantes/

Outre ses états d’âme, le président de l’université a surtout rendu public le courrier sous forme d’ultimatum adressé quatre jours plus tôt par l’État à son établissement. « Le rejet du projet de statuts de Nantes Université par l’École Centrale compromet définitivement la tenue des objectifs du projet d'I-Site NExt », y est-il écrit. L’État, via l’Agence nationale de la recherche (ANR), donne à l’institution nantaise un « délai de quatre semaines » pour y remédier. En d’autres termes, selon Olivier Laboux, « si le Conseil d'administration de Centrale Nantes n’approuve pas les statuts et le décret Nantes Université avant le 18 novembre prochain, nous perdons le label et les moyens afférents ». Les 58 millions d’euros à verser jusqu’en 2021 – dont 30 ont été engagés et 15 dépensés – pour l’I-Site seraient menacés, ainsi que la cinquantaine d’emplois liés , dont 36 postes de contractuels déjà pourvus.                 

L’étape suivante, en cas de rupture définitive avec Centrale ? Un alliage de secours avec l’École nationale supérieure d’architecture de Nantes (ENSAN) et l’École supérieure des Beaux-Arts de Nantes (ESBAN), qui deviendraient des établissements-composantes de remplacement. Le doute plane donc plus que jamais sur le futur de l’Université de Nantes, comme nous l . . .

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