Des roses trémières, du lierre ou même du chiendent… Depuis plus de quinze ans, à Lyon, la municipalité perce des trous dans les trottoirs pour permettre aux habitants d’y planter un peu de verdure. L’initiative, semblable au « permis de végétaliser » de la ville de Paris, a un nom : « la micro-implantation florale ». Et un acronyme : MIF. Alors que les huit semaines de confinement ont rappelé à nombre de citadins le besoin vital de nature, ces entailles dans le bitume représentent-elles plus qu’une solution anecdotique en faveur de la biodiversité et de la végétalisation de nos villes ?  
⬜ Comment « micro-planter » son trottoir ?
Les petits trous sont à la demande. Mais pour végétaliser le trottoir en bas de chez soi, il faut monter un véritable dossier sur le site internet de la mairie afin que ses services viennent percer des fosses de quelques dizaines de centimètres dans le bitume.

Une charte établie par les espaces verts de la ville de Lyon encadre la pratique. Elle engage les administrés qui en font la demande à entretenir leurs MIF. Mieux, la municipalité ne sort sa pioche que si plusieurs Lyonnais s’investissent sur un dossier, de sorte qu’il y ait toujours quelqu’un de présent pour s’occuper des plantations. Ensuite, libre aux habitants de faire pousser ce qu’ils veulent. Et charge à eux d’entretenir les végétaux. « On casse l’enrobé, on met de la terre et les citoyens sèment leurs graines », résume Alain Giordano, adjoint au maire de Lyon chargé des espaces verts lors de la précédente mandature.
« Près de neuf kilomètres »
Les MIF rencontrent un certain succès. Bout à bout, les entailles atteignent « près de neuf kilomètres » de trottoirs fleuris, avance l’ancien élu. Bernard Maret en est l’instigateur. Ce retraité, ancien jardinier de la ville, s’intéresse depuis longtemps à la végétation en milieu urbain via . . .

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