Le jeudi 4 octobre, Mediacités annonçait que Jean-Christophe Garrigues, chercheur toulousain du CNRS, avait repéré dans les cachets de la nouvelle formule du Levothyrox des éléments inconnus qu’il pense être des éléments chimiques impurs susceptibles de déclencher les effets indésirables que subissent des milliers de malades de la thyroïde en France : maux de ventre, nausées, crampes, fatigue, pertes de cheveux, troubles digestifs, perte de poids, syndromes dépressifs... Ces révélations de Mediacités ont semé la zizanie : le CNRS et l'Université Paul Sabatier de Toulouse ont fait annuler la conférence de presse qui devait se tenir le lendemain ! En effet, l'étude de Jean-Christophe Garrigues a été menée dans son laboratoire avec un financement de l'association française des malades de la Thyroïde (AFMT), sans qu'aucune convention ne soit signée avec le CNRS. L'organisme public de recherche n'avait même pas été tenu informé des travaux de son chercheur.

L’AFMT a aussitôt tenté de se mettre dans les clous de la procédure. Dès le vendredi 5 octobre, l’association a signé une convention « permettant d’engager le dialogue avec le CNRS », chose qu’elle n’avait pas encore faite. Elle a aussi envoyé un chèque de caution, dans l’espoir de valider au plus vite . . .

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Rozenn Le Saint
Je suis journaliste d’investigation spécialisée dans le social et la santé (auteure avec Erwan Seznec, un autre enquêteur de Mediacités, de Le livre noir des syndicats, Robert Laffont). J’ai démarré en terre bretonne et j’arpente à présent la France, notamment pour les pages régionales de Capital et bien sûr, Mediacités.