«La brigade contre les incivilités évolue dans la plus parfaite illégalité ! » tonne Pascal Nakache, avocat, président d'honneur de la Ligue des Droits de l'Homme (LDH) à Toulouse. Lundi 25 juin, l'association a déposé au Tribunal Administratif de Toulouse une « requête en annulation » de la décision prise par Jean-Luc Moudenc de créer la-dite brigade.
 
Cette attaque devant la justice administrative a été décidée au terme d'une analyse menée par le service juridique de la LDH à Paris. En cause : les agents de cette brigade – ils sont une quinzaine à ce jour et seront 25 à terme – arpentent les rues et les places de la ville en civil. Ce qui leur permet de surveiller les toulousains incognito, et de prendre les fauteurs en flagrant-délit. En début d'année, le maire assumait d'ouvrir ainsi un volet plus répressif face à une montée des incivilités, notamment en matière de salubrité. Méfaits poursuivis : déjections canines non ramassées, jets de mégots, de canettes, dépôts sauvages, affichages et tags... « Les dépôts au sol par certains artisans et entreprises de plâtre, de peinture... sont également poursuivis », précise Emilion Esnault, vice-président de Toulouse Métropole chargé de la propreté et conseiller municipal délégué de Toulouse. Si la Place Saint-Pierre et autres endroits festifs de la ville sont dans le collimateur, tous les quartiers sont concernés. 

https://twitter.com/20minutestoul/status/951518895436910592

Lorsque le procès-verbal est dressé par l'agent, il est alors transmis au Tribunal de Police de Toulouse, qui se charge de fixer l'amende. Avec la brigade nouvellement créée, son montant peut atteindre . . .

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