Quel avenir pour le site stratégique du Bon-Conseil, occupé par la “maison du peuple”, à Nantes ?

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Entrée de la “Maison du peuple”, ancien collège Notre-Dame-du-Bon-Conseil, à Nantes. / Photo : Thibault Dumas

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Temps de lecture : 4 minutes

Par Antony Torzec

Actuellement squatté par des migrants, des associations et des militants, l'ancien collège privé nantais doit être vendu à un promoteur privé. Mais quand ? Pour faire quoi ? La mairie le préemptera-t-elle ? Que deviendront ses actuels occupants ? Réponse aux questions d'un lecteur de Mediacités.

Questions à Veracités de Jean-Paul Huard, ancien adjoint à la maire de Nantes et conseiller métropolitain du groupe Écologistes et citoyens : « L’ancien collège Notre-Dame-du-Bon-Conseil, derrière la place Graslin à Nantes, est aujourd’hui occupé par « la maison du peuple ». Qu’est-ce qui est prévu dans ce lieu ? Pourquoi la Ville n’utilise-t-elle pas son droit de préemption en laissant les promoteurs décider de l’utilisation de ce lieu aussi stratégique ? Quelles priorités pour la ville ? Si le préfet décide d’évacuer les lieux, où seront relogés les 80 résidents et associations accueillis ? Qu’en est-il du dialogue citoyen dans ce dossier ? »

Bonjour Jean-Paul Huard,

Nous tenons d’abord à vous remercier pour cette série de questions. Nous apprécions qu’un ancien conseiller municipal et métropolitain fasse appel à Mediacités pour obtenir des réponses sur un dossier municipal. Sans doute le signe qu’un certain flou demeure autour de l’avenir de ce bâtiment emblématique. Un flou qui, malgré nos recherches, n’est pas encore totalement dissipé. Voici néanmoins ce que l’on peut en dire à l’heure actuelle.

Ce collège Notre-Dame-du-Bon-Conseil de l’enseignement catholique a accueilli des élèves au cœur de Nantes jusqu’en 2013. Vide depuis plusieurs années, il a été mis en vente par son propriétaire, la fondation La Providence. Depuis octobre 2019 et l’expulsion de la « Maison du peuple » de la rue Jules-Ferry dans le quartier Doulon, les bâtiments de plusieurs milliers de mètres carrés sont occupés illégalement par des dizaines de personnes : migrants, SDF, militants gilets jaunes, associations, etc. D . . .

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