La gare de Toulouse. / © GC

Un plaquage ventral a-t-il mal tourné à la gare de Toulouse ?

Question de Léa Fehner à Mediacités : « J'ai été témoin d'une interpellation musclée à la gare de Toulouse. Je m'inquiète pour l'état de santé de la personne. Pouvez-vous vous renseigner ? »

Gare de Toulouse, le 25 janvier dernier. Il est 8h45, le TGV Inoui 8504 pour Paris est en retard de quelques minutes. Comme d’autres voyageurs matinaux, Léa Fehner patiente sous les panneaux d’information du hall 2. Le numéro du quai s’affiche, la quarantenaire prend la direction du hall 1. En passant par le couloir reliant les deux parties de la gare, des cris attirent son attention. Devant l’espace information de la SNCF, trois policiers sont agenouillés au sol, près du mur. « Quand j’arrive à leur niveau, je vois un corps en dessous. Les policiers avaient chacun un ou deux genoux sur le dos d’une personne, décrit celle qui est réalisatrice de cinéma (elle est l'auteur du film Les Ogres). C’était un homme d’une trentaine d’années maximum, à la peau noire. Ses mains étaient attachées dans son dos, peut-être avec des menottes de type serflex. Quand les policiers se sont décalés, j’ai vu qu'il avait les yeux fermés. Il ne disait rien. »

Si d’autres voyageurs observent la scène sans réaction, une femme d’une cinquantaine d’année s’enquiert de la situation. « Elle parlait avec un agent qui semblait être de la SNCF pour savoir ce qu’il se passait. Elle a demandé aux policiers pourquoi ils étaient sur l'homme au sol alors qu'il avait les mains attachées », rapporte Léa . . .

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