La Banque européenne d’investissement va-t-elle financer la 3e ligne de métro à Toulouse ?

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Située au Luxembourg, la Banque européenne d’investissement finance de nombreux projets d’infrastructures liés aux transports. / Crédit Photo BEI.

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Temps de lecture : 6 minutes

Par Dorian Cabrol et Gael Cérez

Présenté l'an dernier comme une reconnaissance de la qualité environnemental du plan de déplacement urbain de Toulouse Métropole, le prêt de 400 millions d'euros accordé par la BEI ne pourra pas financer le projet de transport phare de l’agglomération toulousaine.

Il y a tout juste un an, Jean-Luc Moudenc annonçait que la Banque européenne d’investissement (BEI) allait accorder un prêt de 400 millions d’euros pour financer les « projets de mobilités » de l’agglomération toulousaine.

« Ce n’est pas tous les jours que la BEI accorde un prêt de 400 millions à une autorité. C’est une reconnaissance d’une importance majeure, de la part d’une instance totalement neutre politiquement, de tout le travail qui est fait et surtout de la pertinence du Projet Mobilités qui a été adopté et qui est mis en œuvre, puisque le prêt porte sur le Projet Mobilités dans sa globalité. Et le fait de flécher ces crédits, c’est aussi la reconnaissance que ce que nous faisons à Tisséo est bel et bien une action importante et stratégique sur tout ce qui concerne les enjeux du développement durable et de l’amélioration climatique », se félicitait le président de Toulouse Métropole, lors du conseil métropolitain du 17 décembre 2020.

L’élu avait alors toutes les raisons de se réjouir, car vu le montant de son plan de mobilités – 4,2 milliards d’euros selon la dernière estimation - tout l'enjeu est de le financer. Or « la BEI n’est pas une banque comme les autres, rappelait le même jour Sacha Briand, vice-président en charge des finances. Une fois qu’elle apporte son soutien à un projet, elle entraîne tous les autres ».         
Pas de financement pour la nouvelle . . .

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