Mediacités a passé au crible la composition sociologique des listes de la maire sortante (PS) et de son rival (LR) au second tour avec un outil du collectif Démocratiser la politique. Avec peu de conformité avec la sociologie nantaise, malgré l'arrivée de dix colistiers LFI dans celle de la socialiste.
Deux listes restent en lice pour le second tour des municipales nantaises où 203 144 électeurs sont appelés aux urnes. D’un côté, celle du challenger Foulques Chombart de Lauwe (LR), qui porte l’union de la droite et du centre, avec une liste de 69 noms inchangée dimanche après une deuxième place au premier tour (33, 77 %), ne débouchant sur aucun accord.
De l’autre, la liste d’union de la gauche de la maire sortante (PS) Johanna Rolland, arrivée première (35,24 %) désormais alliée aux insoumis après leur retrait (11,2 %, troisièmes du premier tour) dans le cadre d’une « fusion technique ». Soit une union alambiquée, « sans accord programmatique » et « sans modification du périmètre politique de la majorité ». Concrètement, les dix premiers candidats insoumis intègrent la liste de second tour Johanna Rolland en position éligible. Dix colistiers initaux sont retirés en parallèle.