Une victoire nette et sans appel… ni recours. Avec 92 sièges sur 150, les listes « Grand Cœur lyonnais » conduites par Véronique Sarselli, jusqu’à présent maire LR de Sainte‐Foy‐lès‐Lyon, font basculer la métropole de Lyon à droite. Sa nouvelle chambre bleu horizon prendra ses quartiers, rue du Lac, dans le quartier de la Part‐Dieu, ce jeudi 26 mars.
En coulisses, nombre d’élus et d’observateurs spéculent sur une surprise du « 3e tour » (l’élection du président de la Métropole par les conseillers métropolitains). Certains imaginent que Véronique Sarselli verra le trône, encore occupé pour quelques heures par l’écologiste Bruno Bernard, lui passer sous le nez au profit d’Alexandre Vincendet, maire (Horizons) de Rillieux‐la‐Pape, de Sébastien Michel, maire (Les Républicains) d’Ecully, ou… de Jean‐Michel Aulas, pourtant grand perdant de ces élections.
Mais aucun de ces élus, ni d’autres d’ailleurs, ne défend publiquement ce scénario. Et la principale intéressée, légitimée par une élection dès le premier tour avec plus de 60 % (!) dans sa circonscription « Ouest », n’a aucunement l’intention de laisser la place. Quelle que soit l’issue de la première assemblée plénière de la mandature ce jeudi, la puissante Métropole au 4 milliards d’euros de budget, véritable lieu du pouvoir local, entrera dans une nouvelle ère. Mediacités passe en revue les changements concrets que cela implique.