C’était il y a tout juste un an. En avril 2025, une vingtaine d’individus proches de l’extrême droite et du groupuscule identitaire Patria Albiges, prenaient part à une expédition punitive contre un militant antifasciste dans un bar d’Albi. Jeudi 14 avril, après un report et au terme d’un procès long de sept heures, le tribunal correctionnel d’Albi a condamné dix d’entre eux à des peines allant de quatre à huit mois de prison avec sursis et huit mois de prison aménageable sous bracelet pour un autre, en récidive légale.
Crânes rasés, petits moustaches, chemises blanches repassées, cravates, mocassins à glands… Le groupe des identitaires étaient faciles à identifier ce jour‐là au tribunal. Les douze hommes, âgés de 19 à 29 ans, comparaissaient pour « violence avec usage d’une arme » et « groupement en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de destruction de biens ». Un seul d’entre eux a été relaxé.
Une « horde » cagoulée
Les onze autres ont été reconnus comme faisant partie de la « horde » – selon les mots des témoins – ayant débarqué cagoulés, pour certains armés de matraques télescopiques, de bombes lacrymogènes et de poings américains, dans un bar albigeois au soir du 25 avril dernier. Leur but ? S’en prendre à un militant antifasciste local. Déjà agressé par Patria Albiges deux ans plus tôt, ce dernier avait lui‐même a été condamné pour violences à l’égard de militants identitaires.
« Je les ai vu arriver, j’avais l’impression …