En s’alliant pour remporter la mairie de Lille au lendemain du premier tour, socialistes et écologistes se montraient confiants, mais se savaient également attendus au tournant d’une cogestion difficile à imaginer après six années marquées par une opposition particulièrement sévère.
Après trois mois de cohabitation, le conseil municipal du 19 juin a permis de clarifier les choses, et de dessiner les premières mesures collectivement décidées par cette nouvelle équipe rose et verte. Avec une première difficulté à gérer pour Stéphane Baly, ciblé par une manifestation de l’association PARC (Protection, Aménagement, Réappropriation collective du site Saint‐Sauveur) devant l’Hôtel de ville juste avant le début du conseil municipal. Cette association, qui milite de longue date pour que la friche Saint‐Sauveur devienne un grand poumon vert, met notamment en avant le fait que Stéphane Baly, désormais premier adjoint à l’urbanisme, compte parmi ses premiers adhérents.
Première épreuve pour Stéphane Baly
Sur les pancartes des quelques militants venus braver les fortes chaleurs, on pouvait notamment lire « Balivernes, Baly nous berne », ou « Baly bobo n’est écolo que quand il joue les démagos ». « Avant les votes, de belles promesses, après les votes, on les délaisse », scandaient en coeur les participants, reprochant notamment à Stéphane Baly d’avoir souscrit durant l’accord de l’entre-deux tours à un programme prévoyant la construction d’environ 2000 logements sur le site.
« On est là parce que la lutte, ça paie », explique Bénédicte Vidaillet, représentante de PARC et colistière de l’insoumise Lahouaria Addouche en mars (en dernière position non éligible). Elle rappelle les victoires obtenues depuis dix ans : l’agrandissement du parc qui ne devait initialement faire que 1,7 hectare, l’abandon du projet de piscine olympique sur le belvédère qui sera pr …