A Lyon, le coronavirus achève les « gérardinières » de la Presqu’île

Les bacs à fleurs de la discorde, rue du Président-Edouard-Herriot, en septembre 2019. Photo : NB/Mediacités.

« L’expérimentation » a fait long feu… Depuis hier, mercredi 6 mai, la ville de Lyon procède au démontage des bacs à fleurs et à arbustes disposés rue du Président-Edouard-Herriot, rebaptisés, sur les réseaux sociaux, « gérardinières » par certains esprits malicieux. En cause : le souhait de la Métropole de créer à la place une piste cyclable à double-sens, dans le cadre de son plan « mobilités » qui accompagne le déconfinement [lire notre article « Grand Lyon : comment éviter le déferlement de voitures au déconfinement ? »].
Un greenwashing à 600 000 euros
Pour Gérard Collomb, c’est un camouflet. Annoncée en juin 2019, en pleine période pré-électorale, « la végétalisation » de cette artère commerçante de la Presqu’île était censée verdir l’image du maire de Lyon. Las ! Dès la diffusion des plans en 3D, le projet braque les associations de cyclistes quand elles découvrent que les jardinières empiéteront sur la voie réservée aux bus et aux vélos. Après installation, la rue du Président-Edouard-Herriot vire au cauchemar et pas seulement pour ceux qui pédalent. Les commerçants vitupèrent contre cette initiative décidée à la hâte, qui cachent leurs vitrines [lire dans nos archives L’ Œil de Mediacités du . . .

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