Johanna Rolland met en avant les quartiers populaires, pour mieux tacler ses adversaires

La liste des soutiens à Johanna Rolland « issus des quartiers populaires nantais » s'avère si fournie qu’on pourrait presque en faire une seconde liste pour les municipales (58 noms contre 69 colistiers officiels). Face aux journalistes et entourée d’une vingtaine d’habitants des Dervallières, du Breil ou de Malakoff, la maire PS sortante a voulu faire une démonstration de force. « On parle de beaucoup de choses dans cette campagne, d’écologie, de sécurité. Ça n’est pas possible de ne pas parler des quartiers ! », lance la tête de liste de « Nantes en confiance ». Tout précisant qu’elle n’a pas voulu faire de programme spécifiquement siglé « quartiers » mais que certaines propositions en sont issues, comme le « chèque babysitting sous conditions de ressources ».     

Une façon de souligner, en creux, ce qu’elle considère comme une faiblesse chez ses adversaires. Des écologistes, en passant par En Marche jusqu’aux Républicains, les seuls cités, elle pointe des listes à dominante CSP+ et des campagnes très « centre-ville-centrées ». A vrai . . .

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