Gilles Bourdouleix, maire de Cholet et président de la communauté d'agglomération. / Capturé écran Youtube

Cholet : après le signalement d’Anticor, Gilles Bourdouleix et sa majorité baissent leurs indemnités

C’était au début du mois de juin. Dans une alerte envoyée à la justice, Anticor dénonçait « d’éventuelles irrégularités relevées lors de la délibération portant sur les indemnités de fonction des membres du Conseil municipal de la ville de Cholet ». Comme Mediacités le détaillait alors, l’association anti-corruption soupçonnait le maire Gilles Bourdouleix et les élus de sa majorité de s’être octroyé des indemnités supérieures au plafond autorisé par la loi. Sur l’ensemble du précédent mandat (2014/2020), plus d'un million et demi d’euros leur auraient été indument versés. Trois millions d’euros si l’on remonte à 2008.

Dans la foulée de ce signalement, le procureur de la République d’Angers ouvrait une enquête qui débouchait sur des perquisitions à l’hôtel de ville de Cholet dans le courant du mois d’août. Malgré cela, Gilles Bourdouleix restait droit dans ses bottes, expliquant que « les services de la sous-préfecture n’[avaient] rien trouvé à redire » et que « la délibération du conseil municipal sur les indemnités n’a[vait] jamais connu de problèmes avec le contrôle de la légalité. »
Des indemnités en baisse de 20 %
Depuis sa large réélection en septembre (suite à l’annulation de l’élection de 2020), l’élu semble un peu moins inflexible. Lundi 11 octobre, à l’issue . . .

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Benjamin Peyrel
Co-fondateur de Mediacités et rédacteur en chef de son édition nantaise. Avant de me lancer dans cette aventure, j'ai débuté au quotidien La Croix et suis passé par différentes rédactions avant de rejoindre L’Express et d'écumer préfectures et sous-préfectures pendant dix ans. Je m’intéresse notamment aujourd’hui aux montagnes de données que les collectivités comme les citoyens produisent quotidiennement et aux moyens de les utiliser pour faire avancer le débat public.
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