Au pied du pont Éric‐Tabarly, sur l’île de Nantes, se dresse un anonyme bâtiment de bureaux, typique des années 1970 ou 1980. Un logo bien plus moderne, violet, rouge et jaune, se décline sur ses façades : « CDG », sous‐titré d’un « Les ressources humaines. Fonction publique territoriale. Loire‐Atlantique ». En dehors de quelques initiés, personne ou presque ne connaissait cet établissement public local jusqu’à l’embauche il y a un an, dans des conditions troubles révélées par Mediacités, de l’ex-maire centriste de Saint‐Sébastien‐sur‐Loire de Laurent Turquois.
Trésorerie débordante, véhicule de fonction, « absences » : rapport épicé de la Chambre régionale des comptes sur le CDG 44
Cet établissement public plutôt méconnu, jusqu’à l’embauche il y a un an de l’ex-maire de Saint-Sébastien Laurent Turquois, affiche un budget de 12 millions d’euros abondé par les communes de Loire-Atlantique pour la gestion des carrières des fonctionnaires. Dans un rapport publié ce 11 mai, les magistrats soulignent son insolente santé financière comme ses grandes zones d’ombre.