Six mois de prison avec sursis, assortis d’une interdiction d’exercice de la médecine pendant un an avec exécution provisoire. La semaine dernière, le tribunal correctionnel de Toulouse a condamné le docteur Jean-Jacques Charbonier, 64 ans, au terme d’une enquête préliminaire ouverte par le parquet pour atteinte involontaire à l’intégrité d’une personne. Révélée par Mediacités en septembre 2019, l’affaire reposait sur le témoignage de François Cuello. Victime de souffrances atroces cinq mois plus tôt lors d’une intervention chirurgicale en néphrologie à laquelle participait l’anesthésiste, ce paisible retraité nous avait confié avoir senti des trocarts - un instrument chirurgical - qui lui « perforaient le corps », sans pouvoir bouger et avertir quiconque de ce qu’il ressentait. Une épreuve dont il garde des séquelles psychologiques.

Le docteur Charbonier a interjeté appel, nous a informé vendredi maître Romain Scaboro, l’un de ses avocats. Il a aussi pris la plume. « De toute évidence, ce sont mes "activités parallèles dérangeantes" qui ont entraîné cette décision excessive de mise à mort professionnelle », a-t-il réagi sur sa page Facebook. L’anesthésiste fait référence aux ateliers de Trans communication hypnotique (TCH) qu’il organise . . .

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Philippe Kallenbrunn
Journaliste de sport, avec un penchant prononcé pour le rugby, j'ai travaillé au sein des rédactions de Midi Libre, France Soir et Midi Olympique. Je collabore essentiellement aujourd'hui au Journal du Dimanche et au Figaro. J'ai récemment publié deux livres d'enquête : "Les années Saint-André, autopsie d'un fiasco" (Solar, mars 2016) et "Peur sur le rugby" (Marabout, septembre 2017).