En 2020, il était passé à 227 voix de la victoire. Six ans plus tard, Stéphane Baly se retrouve dans la situation de “faiseur de roi… ou de reine”. Le candidat écologiste a réuni 17,75 % des suffrages. Il figure ainsi en troisième position derrière le maire PS Arnaud Deslandes (26,26 %) et la candidate insoumise Lahouaria Addouche (23,36 %). Une troisième place décevante mais qui, paradoxalement, le place en position de force pour négocier au mieux ses intérêts. Pactiser avec LFI pour faire chuter le PS ; ou maintenir le Beffroi dans le giron socialiste en moyennant son ralliement au prix fort…
Dimanche soir, vers 21h30, la tête de liste de Lille Demain a prononcé une courte et très sobre allocution : “Nous appelons à la construction d’un rassemblement de la gauche autour d’un projet ambitieux pour notre ville, à la hauteur des urgences écologiques, sociales et démocratiques.” Et de se dire disponible “pour engager sans attendre les discussions nécessaires afin de permettre ce rassemblement.” La nuit s’annonce longue… et la journée du lundi 16 mars également. Les listes doivent être bouclées avant mardi 18 heures mais, en comptant les délais d’impression drastiques, tout doit être tranché avant mardi midi.
Déception chez les militants Verts
Chez les Verts, dans le bar le Lokarria de la rue des Postes à Lille, l’ambiance n’est pas à la fête ce dimanche soir et personne ne se risque à un pronostic sur le futur rapprochement. “Tout dépendra du programme et aussi de la gouvernance”, insiste la députée européenne et ancienne conseillère municipale Mélissa Camara. Julien Poix, tête de liste LFI en 2020