Bâtir 6000 logements sociaux par an dans le Grand Lyon : la promesse des écolos et de la gauche est-elle réaliste ?

Bruno Bernard, candidat EELV à la présidence de la Métropole de Lyon, a repris la promesse de ses alliés de gauche de construire 6000 logements sociaux par an d'ici à la fin du mandat, contre 4000 actuellement. Ses adversaires prônent le statu quo.

logrment sociaux
Illustration : Jean-Paul Van Der Elst.

Mais où est passé le logement social ? Moins clivant que l’Anneau des sciences ou que les grands projets anachroniques de l’agglomération, plus technique que la végétalisation urbaine, le sujet n’a pas été mis en avant par les candidats aux élections municipales et métropolitaine de l’agglomération. « On passe complètement à côté de ce débat », déplore Michel Le Faou, vice-président à l’urbanisme de la Métropole de Lyon. « C’est plus vendeur de parler d’un parc ou d’un nouveau tramway que de construction immobilière. C’est complexe, mais c’est crucial pour définir la ville que l’on veut habiter », poursuit la tête de liste de David Kimelfeld dans la circonscription Lyon-Sud-Est.

« Toucher une brique du logement social, c’est risquer de déséquilibrer tout l’édifice. Peu de politiques veulent vraiment se mouiller sur la question », analyse – sous couvert d’anonymat – un cadre d’un office HLM de l’agglomération. Seule annonce notable de la campagne, la Gauche unie promettait 6000 logements sociaux supplémentaires par an. L'engagement a survécu à

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Temps de lecture : 13 minutes

Par Mathieu Périsse