Mais où est passé le logement social ? Moins clivant que l’Anneau des sciences ou que les grands projets anachroniques de l’agglomération, plus technique que la végétalisation urbaine, le sujet n’a pas été mis en avant par les candidats aux élections municipales et métropolitaine de l’agglomération. « On passe complètement à côté de ce débat », déplore Michel Le Faou, vice-président à l’urbanisme de la Métropole de Lyon. « C’est plus vendeur de parler d’un parc ou d’un nouveau tramway que de construction immobilière. C’est complexe, mais c’est crucial pour définir la ville que l’on veut habiter », poursuit la tête de liste de David Kimelfeld dans la circonscription Lyon-Sud-Est.

« Toucher une brique du logement social, c’est risquer de déséquilibrer tout l’édifice. Peu de politiques veulent vraiment se mouiller sur la question », analyse – sous couvert d’anonymat – un cadre d’un office HLM de l’agglomération. Seule annonce notable de la campagne, la Gauche unie promettait 6000 logements sociaux supplémentaires par an. L'engagement a survécu à

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Cet article concerne la promesse :
« Porter le rythme de construction de logements sociaux à 6 000 par an d’ici à la fin du mandat »
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