Les communes de Loire-Atlantique qui paient (très) cher leur manque de logements sociaux

[DATA] Chaque année, l’État inflige des amendes à certaines communes du département parce qu'elles ne respectent pas leurs obligations en matière de logements sociaux. Depuis 2010, elles sont 26 à avoir ainsi mis la main au portefeuille. Pour des montants atteignant parfois plusieurs millions d'euros.

Une SRU2

Un peu plus de 18,5 millions d’euros… Entre 2010 et 2020, c’est la somme des pénalités qu’ont dû verser les communes de Loire-Atlantique pour ne pas avoir respecté leurs obligations légales en matière de logement social. 18,5 millions d’euros, soit – pour donner un ordre d’idée – un peu plus que ce que coûte la construction de deux nouvelles écoles à Nantes, dans les quartiers des Dervallières et de l’île de Nantes. Pour la seule année 2020, le total des pénalités versées par 16 communes atteint 2,5 millions d'euros.

Votée en décembre 2000 et modifiée en 2013, la loi SRU fixe aux communes urbaines l’objectif ambitieux de disposer d’au moins 25 % de logements sociaux (20 % pour certaines d’entre elles), à l’horizon 2025. Un seuil pas si facile à atteindre. En décembre, une étude menée par la Fondation Abbé-Pierre relevait qu’en Pays de la Loire près de 60 % des communes concernées n’y sont pas encore parvenues. Dans la seule Métropole de Nantes, neuf n’atteignent même pas la barre des 15 %, comme Mediacités le détaillait à l’époque.   

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Temps de lecture : 4 minutes

Par Benjamin Peyrel