Le tramway n'ira plus à l'aéroport. Deux ans seulement après leur mise en service, les rames du tramway qui desservent Toulouse-Blagnac ont été envoyées sur une voie de garage. La décision a été prise presque en catimini, le 5 juillet, au conseil syndical de Tisséo, le syndicat des transports en commun de l'agglomération. Noyée sous la présentation du tracé définitif de la ligne de métro Toulouse Aerospace Express (TAE) qui doit relier Colomiers à Labège en 2024, cette petite révolution est passée inaperçue. La troisième ligne de métro voulue par Jean-Luc Moudenc porte pourtant un coup d'arrêt fatal à la deuxième ligne de tramway lancée par Pierre Cohen, son prédécesseur (PS) à la mairie de Toulouse (et à Toulouse Métropole).

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Ce nouvel épisode dans la sempiternelle guerre métro-tramway, qui oppose la droite et la gauche locales depuis trois décennies, n'a toutefois donné lieu à aucun communiqué de victoire triomphant de la part de la municipalité. La décision se veut plus technique que politique. Volontairement flou, le texte de la délibération se contente d'évoquer de futures « navettes à haute fréquence » qui « emprunteront les infrastructures » de l’actuelle ligne de tram toutes les cinq minutes avec « du matériel roulant adapté aux voyageurs se rendant à l’aéroport ». En clair, les rames actuelles du Citadis d'Alstom sont condamnées par une obsolescence non programmée. Elles seront recyclées sur la ligne T1, qui doit être prolongée vers le futur parc des expo de Beauzelle.

Le crash d'« Envol »

Actuellement, un tram sur trois en direction de Blagnac est dévié vers l'aéroport, soit une rame toutes les 15 minutes. Moins de 3 000 personnes empruntent le tramway au terminus de l . . .

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Avatar de Stéphane Thepot
Correspondant à Toulouse pour la presse nationale (Le Point, Le Monde, L'Express, La Croix) depuis plus de 25 ans, Stéphane a commencé sa carrière dans les radios que l'on disait "libres" et la presse agricole. Il a aussi rédigé un livre-enquête sur les paysans dans l'Aveyron (ateliers Henry Dougier) et un "anti-guide touristique" pour les néo-toulousains (Héliopoles). Diplômé de Sciences-Po Toulouse, il intervient auprès des nouvelles générations d'étudiants qui se destinent au journalisme.