On appelle ça, au mieux, de l'indécision. Au pire, de la pusillanimité... Le 9 novembre, les États de l'Union européenne n'ont pas réussi à se mettre d'accord pour renouveler, ou non, l'autorisation d’utilisation du glyphosate pour ces 5 prochaines années. La star des herbicides, développée par le géant de l'industrie chimique Monsanto, devrait connaître son sort le 15 décembre prochain. Sera-t-elle condamnée à disparaître du continent  d'ici quelques années ? Peut-être. La décision de l'Union Européenne (UE) changera-t-elle fondamentalement l'usage massif que l'agriculture française fait des produits phytosanitaires depuis plus d'un quart de siècle ? Probablement pas. C'est en tout cas ce que démontrent les chiffres confidentiels rendus publics aujourd’hui par Mediacités. Malgré les débats, malgré les interdictions de certains produits ou usages (les collectivités locales et les établissements publics, par exemple, n'ont plus le droit d'en utiliser depuis le 1er janvier 2017), malgré les plans de lutte, un peu plus de 68 000 tonnes de produits phytosanitaires ont encore été vendues en France en 2016. Soit  4 000 de plus qu'en 2009… N’en jetez plus : la France est accro aux pesticides !
Mediacités vous propose de découvrir la carte de France des ventes de pesticides ainsi qu’un palmarès des cinq substances les plus dangereuses, pour l’environnement comme

Cet article est réservé à nos abonnés, pour lire les 80% restants de l'article :
Découvrez Mediacités gratuitement pendant 24h !
En renseignant votre e-mail, vous acceptez de recevoir nos newsletters (2 par semaine) et des offres d'abonnement.
Abonnez-vous à partir de 1€ le premier mois.
Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous.
Benjamin Peyrel
Co-fondateur de Mediacités et rédacteur en chef de son édition nantaise. Avant de me lancer dans cette aventure, j'ai débuté au quotidien La Croix et suis passé par différentes rédactions (L’Humanité, Le Parisien, etc), avant de rejoindre L’Express et d'écumer préfectures et sous-préfectures pendant dix ans. Je m’intéresse notamment aujourd’hui aux montagnes de données que les collectivités comme les citoyens produisent quotidiennement et aux moyens de les utiliser pour faire avancer l'information.