Grand Lyon : l’avenir très incertain de la chaufferie de la discorde

Prévue à Saint-Genis-Laval, l’installation au bois qui doit alimenter le réseau de chaleur urbain du sud-ouest lyonnais vient d’essuyer un avis très défavorable de la part de la commissaire-enquêtrice, pour le plus grand bonheur de ses opposants locaux. La « patate chaude » se trouve désormais entre les mains du préfet et de la nouvelle présidente de la Métropole, Véronique Sarselli. Mediacités retrace les péripéties de ce dossier inflammable et très politique.

Visuel du projet de la chaufferie biomasse de Saint-Genis-Laval, porté jusqu'à présent par la métropole de Lyon. Montage : NB/Mediacités.

Le téléphérique qui devait relier Francheville ? A la trappe. Le tramway « express », en partie souterrain, entre la Confluence et Tassin‐la‐Demi‐Lune ? Enterré, et pas seulement en partie, par Véronique Sarselli, dès sa prise de fonction à la présidence de la métropole de Lyon. Et la « méga » chaufferie biomasse annoncée à Sainte‐Foy‐lès‐Lyon ? Au feu… C’est peu dire qu’entre 2020 et 2026, lors du mandat précédent, les ambitions de l’exécutif écologiste du Grand Lyon ont rencontré de fortes résistances dans les zones pavillonnaires de l’ouest et du sud‐ouest de l’agglomération. La chaufferie au bois programmée à Saint‐Genis‐Laval à l’horizon 2028–2029 rejoindra‐t‐elle la liste de ces projets mort‐nés ?

« Agrémentée » de deux réunions publiques houleuses, l’enquête publique sur le dossier s’est déroulée, à l’initiative de la préfecture du Rhône, durant le premier trimestre 2026. Soit en pleine campagne municipale et métropolitaine. Sans surprise, elle a donné lieu à une impressionnante levée de boucliers avec, à la clé, pas moins de 527 contributions écrites ! Plus de 98 % d’entre elles refusent la construction d’une chaufferie soumise à la réglementation des ICPE (Installations classées pour la protection de l’environnement), à la lisière de la zone d’activités de La Mouche, à proximité du quartier « politique de la ville » des Collonges.

Emplacement de la future chaufferie de Saint‐Genis‐Laval.

Cet équipement doit être connecté au futur réseau de chauffage urbain (RCU) du sud‐ouest lyonnais : 38 kilomètres de canalisations, en cours de pose, censés desservir 14 500 « équivalents‐logements » répartis entre Oullins‐Pierre‐Bénite, La Mulatière et Saint‐Genis‐Laval. Objectif : permettre la mise au rebut de chaudières au gaz (80 à Oullins‐Pierre‐Bénite) et au fioul, émettrices de gaz à effet de serre.

Le mix énergétique de la chaufferie – en service huit mois dans l’année – reposerait pour les deux tiers sur la biomasse, autrement dit sur la combustion de bois. La récupération de la chaleur fatale des eaux usées de la station d’épuration de Pierre‐Bénite contribuerait à hauteur de 30 %, et du biogaz (gaz d’origine renouvelable) assurerait l’appoint (3 %). Bref, « un réseau exemplaire car 100 % décarboné », vantent ses promoteurs, qui annoncent « une réduction des émissions de C02 se situant entre 23 000 et 31 000 tonnes par an ».

Les frondeurs et leur alliée

Les opposants au projet balaient cette promesse. Selon eux, du « bois énergie », il faut faire table rase. Réunis au sein d’un collectif local activement soutenu par l’association « Stop enfumage » née à Sainte‐Foy‐lès‐Lyon, ils assimilent en substance la biomasse à une « bio‐mascarade ». Les frondeurs anti‐chaufferie, plutôt des profils CSP+, pointent en premier lieu « les risques liés à la dispersion de particules ultrafines qu’aucun filtre industriel n’est capable d’arrêter et dont les impacts sur la santé publique sont avérés », témoignages de médecins à l’appui. Ils dénoncent aussi « une implantation trop proche des habitations et d’établissements publics (école, crèche, hôpital…) » et remettent en cause « la neutralité carbone du bois au regard du dépérissement des forêts dans l’Hexagone ». Autrement dit, la forêt française ne serait pas inépuisable…

L’un d’entre eux, Marc Di Ruzza, résume : « 3000 personnes vivent dans un rayon de 300 mètres autour du site retenu, le principe de précaution doit s’appliquer. Le secteur est déjà bien servi en nuisances et pollutions industrielles avec la proximité du couloir de la chimie. » Et de tacler « l’arrogance d’écologistes prompts à stigmatiser des citoyens coupables d’être partisans du statu quo ». « Alors que nous sommes légitimement soucieux de notre environnement et de notre santé ! », s’offusque notre interlocuteur [actualisation 15 juin 2026 – Marc Di Ruzza nous a adressé un droit de réponse que nous reproduisons à la fin de l’article].

Les frondeurs ont trouvé une alliée inespérée en la personne d’Odile Rocher, la commissaire‐enquêtrice qui s’est penchée sur l’inflammable dossier. Au regard d’une « mobilisation exceptionnelle », selon ses propres mots, celle‐ci a rendu, fin avril, un avis consultatif très défavorable à la demande d’autorisation environnementale et de permis de construire déposée par la société Solev, la filiale du groupe Coriance à qui la Métropole a confié le projet.

Chauffage urbain : la métropole de Lyon attribue son marché public sans dissiper toutes les questions

Dans ses conclusions, la retraitée, « spécialiste en management environnemental » (elle est docteure en sciences de gestion), étrille « un projet qui ne participe pas à la transition énergétique et écologique (…), ne peut être considéré comme un projet de développement durable (…), ne présente aucun intérêt public majeur ». N’en jetez plus ? « La réalité des émissions globales induites par le projet (75 000 t CO₂ eq – tonnes équivalent CO₂), sans certitude de compensation par l’enlèvement de chaudières gaz et/ou fioul rend le bénéfice climatique nul, voire négatif, sur la période 2026–2049 », assène‐t‐elle encore. Conclusion : elle invite Coriance à « explorer les solutions alternatives décarbonées ».

« Sous couvert de défendre des habitants d’un quartier populaire, ils sont surtout hostiles à la modification de leur cadre de vie »

Ce dézingage en règle a interloqué – c’est un euphémisme – le premier partisan de la chaufferie saint‐genoise, Philippe Guelpa‐Bonaro. Aujourd’hui dans l’opposition, l’ancien vice‐président écologiste à la Métropole délégué au climat et à l’énergie s’interroge sur un supposé « parti pris de Madame Rocher » : « Négligeant les réponses de la Métropole et de Coriance, elle avalise in extenso l’argumentation teintée de populisme de détracteurs qui, sous couvert de défendre des habitants d’un quartier populaire, sont surtout hostiles à la modification de leur cadre de vie du fait de la construction d’un imposant bâtiment surmonté de cheminées [la chaufferie doit compter trois cheminées de 33 mètres].

« Alors que le dossier faisait l’objet d’un très fort consensus à l’origine et que les vrais projets climaticides sont le méga‐tunnel sous Lyon, l’A69 [entre Toulouse et Castres], le Lyon‐Turin ou encore le contournement de la RN88 [en Haute‐Loire], ils agitent les peurs et entretiennent la confusion, poursuit l’ex-“VP”. Les émissions de particules fines sont essentiellement portées par les installations de chauffage au bois individuelles. »

« Ce sont les conclusions des études d’Atmo, par exemple pour la chaufferie de Surville, dans le 7e arrondissement de Lyon, ou celle de Vénissieux », appuie Eric Perez, autre conseiller métropolitain écologiste. De fait, dans une étude publiée en 2023, l’association agrée de surveillance de la qualité de l’air concluait que « l’analyse de la concentration de particules ne montre pas d’influence significative de la chaufferie sur son environnement immédiat » dans le cas du site de Surville. « Les adversaires du projet de Saint‐Genis‐Laval devraient plutôt réclamer l’interdiction des chauffages individuels au bois (poêles, cheminées ouvertes) », reprend Eric Pérez, qui déplore le cocktail de « déni scientifique, opposition d’opportunité et défense d’intérêts partisans ».

S’il salue « la forte mobilisation de la population », l’ancien élu écologiste d’opposition à Saint‐Genis‐Laval (entre 2020–2026) et président du Sigerly, le syndicat de gestion des énergies de la région lyonnaise, lors du précédent mandat, constate qu’à « la différence d’autres territoires, l’acceptabilité sociale fait défaut dans cette partie de l’agglomération. Mais le débat de fond n’est pas clos. Comment se protège‐t‐on de la hausse du coût des énergies ? Et avec quoi alimente‐t‐on ce réseau de chaleur ? »

Balle au nouveau préfet

Pour Philippe Guelpa‐Bonaro, qui déplore la programmation de l’enquête publique durant la campagne municipale (« J’étais alors soumis à la réserve électorale »), le projet saint‐genois reste plus que jamais d’actualité. « Le contexte international, entre la guerre en Ukraine et celle en Iran, démontre tout l’intérêt d’utiliser une ressource locale, défend‐il. La provenance du bois se situe dans un rayon de 150 kilomètres et ne dépend pas d’énergies fossiles détenues par des pétromonarchies ou la Russie. »

L’enjeu de souveraineté se double d’un enjeu de pouvoir d’achat. « Les tarifs contractualisés se traduiront par une réduction significative des factures, de l’ordre de 10 à 50 % par rapport au gaz ou à l’électricité », assure l’ancien vice‐président du Grand Lyon qui se raccroche à la nature consultative de la copie rendue le mois dernier. « L’avis de la commissaire‐enquêtrice ne fait pas autorité, insiste‐t‐il. J’engage la préfecture à être rigoureuse et à rendre un arbitrage impartial dans ce dossier. »

La balle est en effet désormais dans le camp du tout nouveau préfet de Région Etienne Guyot. Le représentant de l’Etat doit se prononcer au début de l’été. Refusera‐t‐il l’autorisation d’exploitation ? Et quid de la position de la métropole de Lyon, depuis que la droite en a pris les manettes ? Par le passé, Véronique Sarselli, avec sa casquette de maire de Sainte‐Foy, avait bataillé pour obtenir, début 2025, l’abandon de l’autre chaufferie au bois prévue dans sa commune, de concert avec « Stop enfumage ». Plus récemment, sa photo figurait sur un tract de Marylène Millet [voir ci‐dessous], l’ex-maire de Saint‐Genis. Le document réclamait purement et simplement de « stopper le projet de chaufferie biomasse ».

Tract de l’ancienne maire de Saint‐Genis‐Laval Marylène Millet.

Sollicité par Mediacités, Christophe Geourjon (UDI), chargé du dossier en tant que nouveau vice‐président de la Métropole délégué à la transition écologique, ne souhaite pas s’exprimer pour le moment. Même mutisme de la part de Coriance dont le contrat de concession de service public a pris effet le 1er avril 2024 et qui attend le positionnement du nouvel exécutif du Grand Lyon. Au lendemain du second tour des élections municipales et métropolitaines, lors d’une réunion publique, un représentant du groupe s’était déclaré disposé à des « ajustements ».

Financeur significatif du réseau de chaleur (plus de 36 millions d’euros sur un investissement chiffré à 104 millions d’euros), l’Ademe, l’Agence de la transition écologique, indique enfin à Mediacités « être dans l’attente de la signature de l’arrêté du préfet ».

Remous à la Métropole, pataquès à la préfecture

Alors qu’elle semble aujourd’hui enlisée, rien ne laissait présager un tel parcours du combattant pour la chaufferie de Saint‐Genis‐Laval. En septembre 2022, après une série d’études (technico‐économiques, choix du terrain), les conseillers du Grand Lyon votent à l’unanimité le principe du recours à une délégation de service public pour l’exploitation du nouveau réseau de chauffage urbain (RCU) du sud‐ouest lyonnais « alimenté à 100 % par des énergies renouvelables ».

Le recours au bois s’inscrit dans la continuité d’une politique métropolitaine de réduction des gaz à effet de serre et de maîtrise des coûts. Le territoire compte déjà plusieurs installations qui abritent au moins une chaudière bois à Vaulx‐en‐Velin, dans le quartier de La Duchère à Lyon, à Sathonay, à Rillieux‐la‐Pape ou encore à Vénissieux. En 2019, David Kimelfeld, alors président de la Métropole, a même inauguré à Surville, au sud de Gerland, « la plus grande chaufferie biomasse de France » avec 130 000 « équivalents‐logements » desservis à terme.

Inauguration de la chaufferie de Surville, le 11 avril 2019, avec l’ancien président de la Métropole David Kimelfeld (au centre) et Sylvie Jéhanno, PDG de Dalkia. Photo : page LinkedIn Dalkia.

Début 2024, première tuile : la désignation du délégataire Coriance provoque des remous sur fond de soupçon de favoritisme dans l’attribution de ce marché à 353 millions d’euros pour une durée de vingt‐cinq ans. Mediacités avait alors porté à la connaissance de ses lecteurs un certain nombre d’éléments sur le dossier [à lire ici et ].

Restée sans suite, la polémique n’empêche ni la Métropole d’approuver à la majorité (75 pour, 31 contre) le choix de Coriance, ni à la municipalité de Saint‐Genis‐Laval, alors dirigée par Marylène Millet, de voter à l’unanimité la cession au Grand Lyon d’un terrain de 4 125 mètres carrés contre 1,6 million d’euros pour l’implantation de la chaufferie. 

Le 21 janvier 2025, la préfecture du Rhône délivre un permis de construire… avant de prestement rétropédaler suite à un pataquès interne. Le feu vert initialement donné est retoqué par le service chargé des ICPE. Une procédure « plus exigeante » d’autorisation environnementale applicable à cette catégorie d’installations est lancée. Elle comprend une enquête publique préalable.

« Une opportunité afin que chacun puisse s’informer »

A partir de là, le dossier se corse. « Il semblerait que les études d’aléas montrent que le périmètre de sécurité n’est finalement pas suffisant contrairement à ce qui nous avait été expliqué », écrit Marylène Millet, dans un courrier adressé à ses administrés. Nous sommes alors en avril 2025 et la maire UDI de Saint‐Genis‐Laval, encore partisane de la chaufferie, juge que le retard de deux ans induit par la volte‐face préfectorale représente « une opportunité afin que chacun puisse s’informer ». Si les travaux de réalisation du réseau sont suspendus dans le secteur de Collonges, ils se poursuivent au départ de la station d’épuration de Pierre‐Bénite.

Avec la perspective des élections municipales et métropolitaines, le dossier prend un tour franchement politique. Les adversaires du projet profitent de l’occasion pour intensifier leur mobilisation et somment les candidats de « se prononcer clairement ». A Saint‐Genis, la situation tourne à la farce. Sentant le vent du boulet, Marylène Millet opère sur la chaufferie un virage à 180 degrés à… un mois du scrutin [voir le tract plus haut dans l’article]. La manœuvre ne lui évitera pas le crash électoral : le 22 mars dernier, elle est arrivée deuxième d’une quadrangulaire, derrière le « divers droite » Jules Guillemot, qui avait mené campagne dès le départ contre le projet.

Sorti de sa retraite, Roland Crimier, 73 ans, prédécesseur UDI de Marylène Millet, a alors rejoint les rangs des opposants. Une façon, pour l’historique maire de la commune (2001–2020), de règler quelques comptes avec son ancienne adjointe qui l’avait détrôné ? Roland Crimier conteste notamment la localisation de l’installation biomasse envisagée. De quoi faire tousser ceux qui rappellent que, vice‐président du Grand Lyon durant le règne Collomb, le même pilotait la politique énergétique de la Métropole avant 2020…

Vers un moratoire ?

L’ex-homme fort de la commune rallie la liste, officiellement « sans étiquette », baptisée « Saint‐Genis au cœur » et conduite par un inconnu : Jules Guillemot, 27 ans, chef d’entreprise et conseiller municipal à… Saint‐Martin‐en‐Haut. Celui‐ci s’était seulement fait connaître comme suppléant de la candidate LR Sophie Cruz lors des élections législatives de 2024 dans la 10e circonscription du Rhône. Le jeune parachuté prend fait et cause pour la fronde anti‐chaufferie, brocarde « le projet polluant » et accède donc au fauteuil de maire, avec Roland Crimier dans son exécutif.

Deux semaines après son élection, le nouvel édile a soumis à son conseil municipal une délibération pour acter le rejet de la chaufferie honnie. Le texte expose qu’au « regard des risques sanitaires avérés, l’incertitude des bénéfices environnementaux escomptés doit conduire à faire évoluer les sources du réseau de chaleur du sud‐ouest lyonnais ». Un avis défavorable qui recueille le vote de 32 élus. Seuls trois membres de l’opposition se prononcent contre, dont l’écologiste Fabien Bagnon, ancien vice‐président de la Métropole.

Le nouveau maire de Saint‐Genis‐Laval Jules Guillemot. Photo : page Facebook ville de Saint‐Genis‐Laval.

Pour Pierre‐Alain Millet, le feuilleton saint‐genois serait « exemplaire de la crise politique que connaît la France où le débat public se résume au buzz médiatique et aux considérations politiciennes ». Président du groupe des élus communistes à la Métropole entre 2020 et 2026, bon connaisseur du dossier du sud‐ouest lyonnais en tant que membre de la commission DSP (Délégation de service public) et que vice‐président du Sigerly, l’ancien élu de Vénissieux juge « lunaire » la position de la commissaire‐enquêtrice.

Dans sa ville, une chaufferie biomasse – en sus de celle déjà en fonctionnement aux Minguettes – a été inaugurée en 2023 en dépit de la montée au créneau de l’association locale « Vénissieux respire ». « Que des riverains contestent, c’est dans la logique des choses, relève‐t‐il. Mais l’intérêt général doit primer. Oui, la combustion du bois à l’air libre, c’est polluant, c’est d’ailleurs interdit sur le territoire métropolitain. Mais cela n’a rien à voir avec une chaufferie industrielle dont les émissions sont quasi‐nulles. Les réseaux de chaleur sont des réponses publiques efficientes pour la population. »

L’argumentation convaincra‐t‐elle la nouvelle majorité métropolitaine ? Ou bien celle‐ci détricotera‐t‐elle le contrat conclu avec Coriance ? « Opter pour un mix énergétique totalement différent en privilégiant des énergies fossiles remettrait en cause l’équilibre économique. Les enjeux sont lourds et les risques financiers importants », prévient Pierre‐Alain Millet. « Les élus devraient alors aller expliquer aux habitants qu’ils peuvent faire une croix sur une baisse annuelle de l’ordre de 400 à 500 euros sur leurs factures de chauffage », s’émeut de son côté Eric Perez, tandis que Philippe Guelpa‐Bonaro évoque l’hypothèse de 30 millions d’euros d’indemnités à verser à Coriance et la perte d’une subvention de 35 millions d’euros de l’Ademe.

Selon l’élu écologiste, les pistes alternatives mentionnées par la commissaire‐enquêtrice ne seraient pas à l’échelle du réseau. En revanche, il mentionne « une étude en cours menée par le BRGM [bureau de recherches géologiques et minières] à la demande de la Métropole afin de mesurer le potentiel géothermique dans l’agglomération qui, initialement, avait été estimé peu fécond ». Ses premiers résultats devraient être connus d’ici à la fin de l’année. De quoi offrir peut‐être l’occasion à Véronique Sarselli de décréter un moratoire sur la controversée chaufferie de Saint‐Genis‐Laval en attendant. Et de ne pas se dédire, pour un temps au moins, après le tract de sa collègue Marylène Millet. 

Droit de réponse

Mediacités a été destinataire du droit de réponse suivant, daté du 8 juin 2026, de la part de Marc Di Ruzza, cité dans notre article. 

  • L’article, qui ressort globalement favorable au chauffage bois, ne prend visiblement pas bien en compte le niveau de pollution aux particules ultra fines généré par le chauffage au bois, alors que toutes les données sont sur le site de « stop enfumage ».
    Il ne traite pas correctement l’impact sur les forêts, alors que celui‐ci est documenté.

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Par Hervé Pupier

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