La France a entamé son deuxième confinement. Les entreprises vont à nouveau recourir au chômage partiel qui leur permet de faire financer par l’Etat et l’Unedic 84 % du salaire net de leurs salariés empêchés de travailler. Un dispositif très généreux, très facile à actionner, dont l’utilité fait l’unanimité, et qui ne génèrerait qu’une fraude minime. Les services chargés de son contrôle, les Direccte*, n’ont détecté que 225 millions d’euros de versements problématiques sur un total de 30 milliards, selon un bilan effectué en septembre. Soit un taux de fraude d’à peine 0,75 %.                          

Cette estimation est toutefois très contestée. La CGT évoque au contraire la possibilité d’une fraude massive. Ce ne sont pas tant les escroqueries internationales faisant intervenir de fausses entreprises ou de faux salariés qui sont en cause, mais des déclarations abusives concernant des salariés bien réels d’entreprises bien réelles. La faute à une procédure d’acceptation volontairement accélérée. Et à un manque de moyens pour effectuer les contrôles. Mediacités a été alerté sur le cas du groupe angevin Eolane, un des principaux sous-traitant électroniques français, qui emploie 1 700 salariés sur . . .

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