Avez-vous été surpris par l’affaire des frais de représentation du président de la métropole européenne de Lille (MEL) que nous avons publiée ?

J’ai surtout été surpris par l’absence de réactions des autres élus. C’est un indice supplémentaire que les institutions intercommunales ne tournent pas rond. Ailleurs, les pratiques incriminées (l’utilisation d’argent public à des fins personnelles, ndlr) auraient été dénoncées. Pas à la MEL. Ce fut déjà le cas lorsque le président Castelain a été mis en examen dans le cadre du dossier du Grand Stade. Jamais la question de la remise en cause du mandat du président de la MEL ne s’est sérieusement posée malgré sa double mise en examen. Pourtant au même moment à Paris, tout le monde s’interrogeait sur la possibilité pour Richard Ferrand de rester à son poste ministériel alors qu’il faisait l’objet d’une information judiciaire pour prise illégale d’intérêts.

Comment l’expliquez-vous ?

Parce que dans ces instances de compromis que sont les intercommunalités, les élus se tiennent, il n’y a pas véritablement d’opposition. Ils sont tous partie prenante d’une grande coalition de gouvernement et il leur est très difficile de s’opposer . . .

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