David céréalier contre Goliath des pesticides
Quelques semaines après le procès Barbarin, caméras et micros vont de nouveau se braquer en direction de la justice lyonnaise. Ce mercredi se joue devant la cour d’appel de Lyon un nouvel épisode – le dernier – de la longue bataille judiciaire que livre Paul François contre la firme Monsanto. Ce céréalier de Charente a été accidentellement empoisonné, en 2004, par un herbicide du géant américain (le produit a été interdit depuis). Par deux fois, l’agriculteur a fait reconnaître les conséquences de cette intoxication (maux de tête, pertes de connaissance…) comme maladie professionnelle devant les tribunaux et Monsonto coupable du préjudice. Mais le groupe, aujourd'hui propriété de Bayer, s’est pourvu en cassation et a obtenu l’annulation du jugement en 2017 pour vice de procédure, avec renvoi en appel.

A la veille de ce procès où il espère obtenir gain de cause de « manière définitive », Paul François se dit sur France 3 « déterminé mais fatigué ». Au-delà de la portée symbolique d’une condamnation, se pose la question de l’indemnisation, rappelle le site de 20 Minutes qui revient sur les douze années d’une procédure éprouvante et coûteuse pour l’agriculteur.

https://twitter.com/F3PoitouChtes/status/1092724618085974016

L’histoire de Paul François fait écho à celle du jardiner américain Dewayne Johnson, autre victime de Monsonto. En 2018, un tribunal de San Francisco a condamné à 290 millions de dollars de dommages la firme pour ne . . .

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