Lancé il y a plus de dix ans, le projet de transfert du CHU sur l’Île de Nantes était déjà un serpent de mer de l’actualité locale. Est-il en passe de devenir un « éléphant blanc », comme on surnomme ces grands projets aussi coûteux que prestigieux ? Peut-être. C’est en tout cas ce que suggérait fin novembre l’opposition municipale dans les colonnes d'Ouest France et de Presse Océan. Plus tôt dans l’année, c’est le syndicat CFDT, un temps favorable au projet, qui faisait marche arrière en s’inquiétant d'une situation financière de l'hôpital jugée « insuffisante pour soutenir un investissement de 1 000 millions d’euros ». A vrai dire, et même si l’implantation choisie soulève nombre d’interrogations encore sans réponses, la démesure du chiffre pose question à elle-seule. Et pour cause  ! Un milliard d’euros, c’est l’équivalent de presque deux aéroports de Notre-Dame-des-Landes (près de 600 millions d’euros), de 11 musées d'art de Nantes (88,5 millions d’euros), de près de 28 arbres aux hérons (35 millions d’euros). C’est encore huit nouvelles gares (123 millions d’euros) ou cinq nouveaux stades Yellopark (200 millions d’euros)...

Si l'on en reste au seul domaine hospitalier, la question du coût se pose tout . . .

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