C’est un rapport au vitriol qui confirme que Vinci, le géant français du BTP, est bien le grand gagnant de l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Et qui témoigne des rapports déséquilibrés entre les pouvoirs publics et les sociétés privées auxquelles sont concédées l’exploitation de certains grands équipements. Le 18 octobre, la Chambre régionale des comptes de Bretagne (CRCB) rendra public un document que Mediacités a pu consulter. Il révèle, dans le détail, comment sa filiale Vinci Airports, plutôt que d’y investir, capte les bénéfices de l’aéroport de Rennes Saint-Jacques qui s'ajoutent à ceux - conséquents - de Nantes-Atlantique. Un phénomène que la fin du feuilleton NDDL a encore renforcé.                 

L’histoire commence bien avant la décision d'abandon du projet par le gouvernement Philippe. En 2010, la Région Bretagne concède à la Société d'exploitation des aéroports de Rennes et de Dinard (SEARD) la gestion de ses deux aéroports jusqu'en 2024. La SEARD est une société composée de la CCI d'Ille-et-Vilaine et de Vinci Airports, (respectivement actionnaires à 51 % et 49 %). A l’époque, malgré les résistances, l . . .

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Isabelle Jarjaille
Journaliste indépendante​ depuis 2011​, j'enquête sur la gestion des services publics par le privé et son impact sur les finances publiques.​ ​Mon livre enquête "Services publics délégués au privé, à qui profite le deal ?" est sorti le 27 mars 2018​. ​Je suis également en charge du cours Techniques d'enquête en licence Info Com à l'IUT de Lannion et je porte un projet d'éducation aux médias dans deux lycées agricoles. Je suis membre du bureau du Club de la presse de Bretagne, pour promouvoir les médias et ceux qui les font au quotidien : les journalistes, notamment les pigistes.